Economie

L'acquisition de véhicules personnels au Cameroun reste une affaire de riches (rapport)

L'acquisition de véhicules personnels au Cameroun reste une affaire de riches (rapport)

Il faut au moins environ trois millions de FCFA pour avoir un véhicule de 15 ans d’âge.

80% des véhicules importés au Cameroun sont âgés de plus de dix ans par rapport à leur première mise en circulation. Et moins de 5% des véhicules sont acquis neufs auprès de concessionnaires locaux. C’est ce qui ressort du rapport de la Commission économique pour l’Europe et la Commission économique pour l’Afrique. Il est intitulé : l’« évaluation de la performance en matière de sécurité routière (EPSR) » au Cameroun.

Selon ce document, « la plupart des Camerounais dispose d’un pouvoir d’achat qui ne leur permet pas de s’offrir des véhicules neufs. Ils acquièrent alors des véhicules d’occasion, essentiellement en provenance d’Europe, par ordre d’importance les marques japonaises (Toyota, Nissan), françaises (Peugeot, Renault) et allemandes (Mercedes, Volkswagen).», apprend-on.

Les développements économique et démographique ont conduit à l’accroissement du nombre de véhicules sur les routes du pays. Le parc automobile est ainsi passé de 210 000 véhicules en 2010 à 675 000 véhicules en 2014. Mais le problème est que « ces véhicules sont parfois dépourvus de kits de sécurité tels que ceinture de sécurité, airbag, et ont des taux de pollution de l’environnement non conformes aux normes acceptables (norme Euro 2 généralement) ».

Pouvoir d’achat

D’après le rapport, l’acquisition de véhicules personnels au Cameroun reste affaire d’élite. Notamment des fonctionnaires et commerçants. En effet, il faut au moins l’équivalent de 5 000 euros soit environ trois millions de FCFA pour avoir un véhicule de 15 ans d’âge.

Une bonne partie de la population se contente alors de motos dont le coût d’achat neuf est d’environ 400 euros, soit près de 260 000 FCFA. Là aussi, bien que ces motos soient généralement acquises neuves et soient d’origine asiatique (Chine), elles ne remplissent pas les normes antipollution et de sécurité.