Economie

Hôtellerie : l'exonération de la taxe de séjour envisagée

Hôtellerie : l'exonération de la taxe de séjour envisagée

Loin d’être reluisant, le secteur de l’hôtellerie vit des moments encore plus difficiles depuis l’avènement du nouveau coronavirus au Cameroun. Si la pandémie a contraint le gouvernement à prendre des mesures conséquentes pour bloquer la propagation du virus, la fermeture des frontières terrestres, maritimes et surtout aériennes met un terme à l’arrivée des touristes en terres camerounaises. Et par conséquent ralentit l’activité des hôtels.

Frappés de plein fouet par cette crise sanitaire, bon nombre d’établissements se sont résignés. Le groupe La Falaise par exemple avait dû fermer trois de ses hôtels à Douala notamment les quartiers Akwa, Bonanjo et Bonapriso. Ceci après avoir mis en congé technique une partie de son personnel. D’autres comme l’Hôtel Franco ou encore Meumi ont failli suivre le mouvement. A l’unanimité, les patrons d’hôtels disent subir une caisse drastique du chiffre d’affaires. Plusieurs fois l’Etat a été appelé au secours.

Exonérations

Pour soutenir la relance de l’activité du Secteur, les pouvoirs publics envisagent deux mesures spéciales. Contenues dans le projet de la Loi de Finances 2021, celles-ci proposent ; d’exonérer tous les établissements d’hébergement classés ou non de, non seulement la taxe de séjour au titre de l’exercice 2021, mais aussi de l’impôt sur les sociétés au titre de l’exercice fiscal clos au 31 décembre 2021.

Si elle est adoptée par l’Assemblée nationale dont la session plénière s’ouvre le 12 novembre prochain, cette exonération va dispenser les établissements hôteliers de paiement des acomptes mensuels et du minimum de perception.

Les bénéfices du CHAN 2021 attendus

Outre ces deux mesures d’exonération envisagées, les acteurs du secteur pourraient également profiter de l’organisation du Championnat d’Afrique des Nations (Chan) prévu en janvier 2021 et la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) qui se tient un an plus tard. Selon les prévisions faites par le ministère du Tourisme et des Loisirs trois ans plus tôt, le Cameroun pourrait atteindre un objectif de 1000 touristes étrangers.

Lesquels devaient générer 75 milliards de francs CFA de frais de visa, 10 milliards de francs CFA de frais de timbres d’aéroport, 120 milliards de francs CFA de taxes touristiques reversées à l’Etat. Soit un total partiel de 205 milliards de francs CFA. Des investissements notamment attendus dans le transport, l’hébergement, la-restauration, la communication téléphonique, l’artisanat et autres souvenirs, la visite des sites touristiques et les loisirs etc.