Economie

Entités publiques à potentiel : les neuf résilientes

Entités publiques à potentiel : les neuf résilientes

À travers amélioration du chiffre d’affaires, prise de risques, et respect des délais légaux de tenue des sessions ordinaires des conseils d’administration, elles reflètent le dynamisme de l’économie camerounaise.

En dépit de la conjonction, l’économie camerounaise, malgré la baisse du taux dé croissance à 3,7% contre une prévision^de 4,1%, a continué à faire montre de résilience et conséquemment, de conforter sa place dechoix dans la sous-région CEMAC. Les entités publiques jouent un rôle déterminant dans la résistance de l’économie camerounaise aux chocs. Pour avoir dégagé un résultat d’exploitation et un résultat net positif au 31 décembre 2019, avec des dividendes générés, la commission technique de réhabilitation (CTR) les a classées au rang d’entités à potentiel.

Le Port autonome de Douala (PAD), les Aéroports du Cameroun (ADC), la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP), la Mission d’aménagement et d’équipement des terrains urbains et ruraux (MAETUR), la Société immobilière du Cameroun (SIC), Caisse de stabilisation des hydrocarbures, (CSPH)f la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), la Cameroon hotels corporation (CHC), la Société de développement du coton du Cameroun (SODECOTON), occupent les neuf places de ce classement.

Concernant la conformité aux lois n°2017/010 et n°2017/011 du 12 juillet 2017 et leurs décrets d’application, l’on dénombre 17 entreprises publiques et 7 établissements publics. Les autres entités publiques sont encore dans le circuit de validation. Il en est de même de la mise en conformité des états financiers des entreprises publiques au nouveau système comptable OHADA révisé (SYSCOHADA) qui se poursuit avec un taux de réalisation de plus de 60%.

Cette cadence devrait s’accélérer pour un arrimage de tous aux exigences de performance. Les principaux défis concernent la gestion du temps, la rupture avec l’inertie due à la bureaucratie et l’agilité des dirigeants et acteurs sociaux des entités publiques. Quelques-unes ont failli à ces exigences et ont occupé le classement d’entités à risque.

Concernant les entreprises à risque, le critère le plus déterminant du classement, selon la CTR, était l’ampleur des dettes au 31 décembre 2019. CAMTEL, CAMPOST, ALUCAM, CAMWATER, SONARA, CRTV, EDC, et CICAM occupent ce classement. La création de la richesse par les entités publiques, priorité et urgence à l’ère des « Grandes opportunités », passe par deux critères essentiels.

D’abord, une bonne gouvernance à travers la tenue régulière des sessions des organes sociaux, la cohérence de la stratégie des entités avec leurs missions, et le fonctionnement des organes de contrôle interne. Ensuite, la bonne santé des états comptables et financiers, à travers évolution du chiffre d’affaires, capitaux propres, valeur ajoutée, résultat d’exploitation, résultat net, ainsi que charges de personnels et endettement.