Economie

Chantier de construction du stade d'Olembé : l'Italien Piccini s'oppose à la vente des conteneurs présents sur le site

Chantier de construction du stade d'Olembé : l'Italien Piccini s'oppose à la vente des conteneurs présents sur le site

Selon le représentant de cette entreprise, cette vente aux enchères, prévue ce mercredi 25 novembre 2020, est illégale.

La société italienne Piccini, écartée du projet de construction du stade d’Olembé, dans la banlieue Yaoundé, s’oppose à une opération de ventes aux enchères des conteneurs présents sur le site. C’est la quintessence d’un communiqué rendu public le mardi 24 novembre 2020.

Selon le représentant de la filiale locale de cette entreprise, cette «vente aux enchères», prévue ce mercredi 25 novembre 2020 par le ministère des Domaines, du cadastre et des affaires foncières, est «illégale».

La société italienne Piccini se réserve par ailleurs le droit de poursuivre en justice les personnes à l’origine de cette vente. Une vente qui selon elle, est « non fondée et organisée en violation des dispositions légales et contractuelles».

Ce n’est pas la première fois que cette société spécialisée dans les BTP (bâtiments et travaux publics) s’oppose à la vente de certains équipements. Au mois de février 2020, Piccini avait déjà dénoncé la vente par voie d’huissier de justice d’un ensemble d’équipements de BTP présents sur le chantier d’Olembé. Il s’agissait aussi bien de conteneurs que de camions-bennes, de pelles-chargeuses, tracteurs à chenilles et autres grues.

Le chef de l’Etat saisi

Evincée le 29 novembre 2019 du projet de construction du complexe sportif à Olembé, Piccini avait saisi le chef de l’État camerounais, Paul Biya : « … La situation est grave. Au-delà des menaces et des insultes à l’endroit de mes équipes, le 27 janvier [2020], mes collaborateurs ont été tenus en otage à Yaoundé sur les instructions du gouverneur de Yaoundé qui a décidé sans respect des règles de droit élémentaires de saisir les machines et le matériel de ma société (qui s’élève à plusieurs millions d’euros) pour le mettre à disposition de la société canadienne Magil… J’ai dû saisir l’ambassade d’Italie pour protéger les actifs Piccini », avait écrit son président, Makonnen Asmaron.

« Excellence, je vous sais être un homme juste, de paix et de principe, n’adhérant pas à ce type d’abus et de violation de la sécurité humaine. C’est pourquoi je souhaiterais que vous ayez l’obligeance de m’indiquer si ces actes ont été posés en accord avec la présidence ou non, mais plus que tout, excellence, je vous prie de prendre des mesures afin que la sécurité des personnes et des biens soit respectée », avait ajouté le haut responsable.