Economie

Affaire Africa'Lif : l'une des promotrice en détention à la prison de New-Bell

Affaire Africa'Lif : l'une des promotrice en détention à la prison de New-Bell

Les autres mis en cause, dont Gilbert Amougou, sont toujours en cavale. Le préfet du département du Wouri  a confié l’enquête à la légion de gendarmerie.

Introuvable depuis plusieurs semaines, Rose Boyomo l’une des gérantes d’Africa’Lif a été placée sous mandat de dépôt à la prison centrale de Douala il y a près d’une semaine.  L’information est de la station radio Equinoxe.

L’arrestation de Rose Boyomo fait suite à une plainte pour escroquerie aggravée  déposée par le conseil des souscripteurs contre les responsables d’Africa’Lif.  Les autres mis en cause, dont Gilbert Amougou, sont toujours en cavale. Le préfet du département du Wouri  a confié l’enquête à la légion de gendarmerie.

Absence de personnalité juridique de la société incriminée

En dépit des assurances que cette entreprise a données à ses souscripteurs inquiets,  personne n’a été payée depuis des semaines.  Et pour cause, Africa’Lif  a mis les clés sous le paillasson et ses dirigeants introuvables. Me Arthur Djoumessi a été  saisi par le collectif des souscripteurs abusés. L’avocat au barreau du Cameroun se dit surpris par l’absence de personnalité juridique de la société incriminée.

« Cette société n’est pas inscrite au registre du commerce et du crédit mobilier. Ce qui fait d’elle un simple regroupement de fait, une simple société de fait. Donc c’est un vice, une irrégularité », explique-t-il au micro de nos confrères de radio Equinoxe.

Une entreprise sans agrément

Autre curiosité. Africa’Lif n’a pas d’agrément de la Commission bancaire de l’Afrique Centrale (Cobac) pour lever et épargner des fonds. Le vœu du conseil des souscripteurs, évalué aujourd’hui à plus de 1 000 personnes, c’est que les responsables de l’entreprise soient empêchés de quitter le Cameroun.

« Le défi qui est aujourd’hui lancé est celui  des autorités policières et de la gendarmerie, bref  de la police des frontières. La police des frontières dans le cadre de la préservation de l’ordre publique, a le devoir de les interpeler et de les remettre entrain les mains de la justice. », affirme Me Arthur Djoumessi.

Rappelons que des Camerounais, à la recherche du gain facile, ont mis toutes leurs économies dans cette entreprise. Le souscripteur était censé investir de l’argent que la société doit faire fructifier et lui reverser des pourcentages jusqu’à 40%  de son investissements au bout d’un mois. Une chimère.