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Stade « Paul Biya » : les travaux au point mort

Stade « Paul Biya » : les travaux au point mort

La reprise du chantier par l’entreprise Magil le 03 décembre 2019 au détriment de Piccini n’a guère amélioré le visage de la bâtisse.

La tragédie du stade d’OIembe se poursuit ! Après la résiliation du contrat de Piccini le 03 décembre 2019 par le maître d’ouvrage (ministre des Sports et de l’Education physique) au profit de l’entreprise canadienne Magil, l’on n’a cru que la livraison de cette infrastructure qui est prévue pour accueillir les cérémonies d’ouverture et de clôture de la Coupe d’Afrique des nations (Can) allait se faire dans les délais prescrits par la Confédération africaine de football (Caf) surtout après le discours lénifiant du responsable de Magil, Franck Ma-thière lors du transfert des compétences en décembre 2020.

A ce jour, c’est le pas de tortue, les travaux piétinent, l’on pourrait dire sans risque de se tromper qu’ils sont à l’arrêt à la lumière des témoignages recueillis sur le site qui pestent que rien n’a véritablement changé depuis l’éviction de Piccini à en croire des sources concordantes.

« Les employés de la société Magil confient que leur patron est depuis quelque temps en vacances en Thaïlande pendant qu’ils essayent de sortir des difficultés qu’il leur a créés en prenant un chantier dont il n’avait pas correctement évalué la complexité mettant la société en défaut avec le gouvernement. », s’indigne notre informateur.

Ces informations sont corroborées par Ghislain Onguene, journaliste et surtout riverain qui affirme, « l’on observe une faible présence de quelques ouvriers qui rodent autour du chantier sans véritable tâches précises. Le seul travail qui y est fait, c’est l’arrosage du stade annexe et rien d’autres. A l’époque de Piccini, il y avait 50 camions par jours qui effectuaient des navettes pour les travaux relatifs, mais aujourd’hui, l’on ne voit même pas une bétonnière. Il y a quelques jours, il y a eu le démontage de certaines structures métalliques. Pour le moment, l’on ignore la raison ».

Régression

La situation semble aller de mal en pire au regard de la dénonciation faite par Piccini le 21 février dernier à travers une correspondance adressé au Minsep accusant Magil de « vol et sabotage».

« La disparition des pièces des structures métalliques de la façade serait catastrophique ! En effet sans ces pièces, la façade ne pourra pas être fermée et le défaut d’étanchéité serait absolument dommageable pour les délais, notamment à l’approche de la saison des pluies. Refaire les pièces manquantes et les transporter prendra minimum trois mois ». Peut-on lire.

Plus grave, « les employés de Magil expliquent que des containers Piccini ont été marqués Magil pour faire croire que les canadiens avaient mobilisé en amenant du matériel alors que 100% de leurs activités seraient sous-traitées alors qu’ils avaient des problèmes avec le payement aux sociétés contactées pour faire le boulot à leur place », renchérit notre informateur.

pliquent que des containers Piccini ont été marqués Magil pour faire croire que les canadiens avaient mobilisé en amenant du matériel alors que 100% de leurs activités seraient sous-traitées alors qu’ils avaient des problèmes avec le payement aux sociétés contactées pour faire le boulot à leur place », renchérit notre informateur.

De plus, l’acte de démolition totale de l’aire de jeu du stade principal par Magil en évacuant au bulldozer la couche drainante ainsi que les caniveaux de drainage périphérique, travaux pourtant contrôlés et approuvés par Egis sur procès verbal le 06 décembre 2019, rament à contre courant de la livraison du chantier à date. C’est une régression.

D’après une autre source qui a requis l’anonymat, après le choix de Magil pour la poursuite des travaux, le maitre d’ouvrage, Narcisse Mouelle Kombi s’attendait à ce que Magil préfinance la finition de l’infrastructure. Mais l’entreprise canadienne a opposé une fin de non recevoir pour manque de moyens. Magil s’est donc rabattue vers Piccini qui a son dispositif sur place pour lui proposer d’officier comme sous-traitant. Offre rejetée par la structure italienne.

C’est à ce titre que Piccini a apporté des précisions suivantes à l’attention du président de la république le 20 décembre 2019, « Je ne saurais conclure sans porter à votre attention que cette entreprise canadienne (Magil ndlr) selon nos informations n’a ni le financement dudit projet, nj la capacité de respecter les-délais de notre projet ». Au moment de mettre sous presse, toutes les tentatives de joindre les responsables de Magil sont restées infructueuses.