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Garoua: après avoir raflé des milliards, Ben Modo avoue son incompétence

Garoua: après avoir raflé des milliards, Ben Modo avoue son incompétence
La nébuleuse, tenue par le ténébreux Ben Modo protégé par la mafia du sérail, a raflé des milliards de francs à Garoua avant de rendre partiellement le tablier.

L'affaire Prime Potomac constitue pour l'instant l'un des scandales politico-financiers de 2019 au Cameroun.

Apres avoir, pendant deux années, nargué ses contradicteurs, jurant sur tous les toits qu'il livrera, à temps et dans les standards requis les infrastructures hôtelières et sportives dont la construction lui fut confiée à Garoua, son administrateur-général (ADG), Ben Modo a créé la surprise mercredi.

Dans un communiqué, il annonce avec aplomb avoir accepté (sic) la proposition de séparation à l'amiable pour les travaux de l'hôtel Bénoué et des stades Reyres et Poumpoumre appelés à accueillir, dans le chef-lieu du Nord, la Coupe d'Afrique des nations (CAN) de Football initialement prévue cette année et repoussée en 2021.

Depuis le début de la polémique autour du non-respect, par le Cameroun du cahier de charges de la CAF, Prime Potomac a toujours été considéré par les observateurs comme le bras cassé de tous les entrepreneurs auxquels les tâches infrastructurelles de la compétition ont été confiées. Tout à ses appétits financiers, son ADG a régulièrement usé du chantage et de la victimisation pour continuer de faire illusion.

Dans son communiqué, Ben Modo, loin de battre la coulpe, invoque ainsi la « conjoncture politique actuelle », « le nombre impressionnant de (ses) détracteurs » et un « contexte extrêmement défavorable et délétère ». Il annonce, sans moindre repentir, que Prime Potomac conserve le chantier de construction du Grand Hôtel des Sport, mais aussi ceux de Cenajes et Coton Sport de Garoua.

Que ce soit pour ces travaux ou pour ceux cédés en régie exceptionnelle, les délais contractuels de livraisons sont échus depuis octobre 2018.
Au moment de rendre partiellement le tablier, Ben Modo, dont la devise est; ceux qui abandonnent ne gagnent jamais, et ceux qui gagnent n'abandonnent jamais, n'évoque plus les promesses fermes de respect des délais faites au gouvernement et à l'opinion.

Au plus fort de la pression, en effet, le beau parleur continuait, ces dernières semaines de jurer qu'il tiendrait le pari de la livraison des travaux à lui confiés. Las! Avec lui, les colossales avances de trésorerie sont inversement proportionnelles à l'état d'avancement des chantiers, dont certains pointent encore à quelques 30% de taux de réalisation.