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Coup de tonnerre: Magil lâche le stade d'Olembé, Piccini bientôt de retour

Coup de tonnerre: Magil lâche le stade d'Olembé, Piccini bientôt de retour
Va-t-on vers un nouveau rebondissement dans l’affaire du marché de la construction du complexe sportif d’Olembé sis à Yaoundé ? Selon l’hebdomadaire L’anecdote, des sources proches du projet évoquent un retour probable des italiens de Piccini à la prise de contrôle du chantier, suite au désistement dans les prochains jours de la société canadienne Magil.
Un retournement de situation qui devrait survenir juste quelques mois après que le ministre camerounais des Sports et de l’Éducation physique, Narcisse Mouelle Kombi, ait décidé de retirer le chantier au groupe italien au profit de celui canadien, Magil.

Une démarche de Piccini qui porte ses fruits ?

L’entreprise italienne Gruppo Piccini, dont le contrat d’une valeur de 163 milliards de FCFA a été résilié en novembre 2019, avait alors laissé entendre qu’il ferait un recours devant les tribunaux compétents. Une contre-attaque qui commence à produire ses effets ?

En effet, poursuit L’anecdote, Piccini, depuis sa notification de libérer les lieux, a entrepris de nombreuses démarches pour contester cette rupture abusive de contrat. L’on a assisté à une sorte de menace à l’endroit du gouvernement. Ensuite La société et ses équipements sont restés présents et actifs à Olembé. De plus Piccini a saisi la Primature d’une requête amiable pour réparer les dommages subis dans la résiliation du contrat.

Cerise sur du gâteau, les italiens ont saisi le chef de l’État pour dénoncer la rupture de contrat de construction du grand stade Paul Biya d’Olembé et fustiger les traitements infligés à leurs collaborateurs restés au Cameroun depuis des mois.

Une autre raison est évoquée par nos confrères. La société canadienne Magil, qui avait été choisie par les pouvoirs publics pour les finitions du stade en lieu et place de Piccini, aurait clamé son incapacité à livrer le bijou architectural dans les délais, à savoir d’ici juin 2020. Le déficit financier des entrepreneurs nord américains serait à l’origine de ce désistement. L’on se souvient que dans le contrat avec l’État du Cameroun, il était question que Magil préfinance à 100% les travaux de finition.