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CAN 2021: des banques locales au secours d'Olembé

CAN 2021: des banques locales au secours d'Olembé
Elles devraient être mises à contribution pour parachever la construction du Grand stade Paul Biya, à l’arrêt depuis plusieurs mois.

Depuis le retrait de la CAN au Cameroun le 30 novembre 2018, le chantier d’Olembé a été abandonné. Il y a eu des grèves à répétition des ouvriers qui réclamaient le paiement de leurs arriérés de salaires. A l’évidence, les financements manquent, pour relancer les machines.

De plus, un parfum de gros détournements a parfumé la capitale camerounaise, Yaoundé, depuis que la CAN 2019 a connu un «glissement», décision prise par la Confédération africaine de football (CAF). Le projet lancé en mars 2017 et censé s’achever en septembre 2018 piétine. Il sera d’ailleurs difficile, pour les entreprises adjudicataires, de respecter les délais de livraison finalement repoussés à décembre 2019.

Le gouvernement, apprend-on, après une audience accordée à Makonnen Asmaron, président du Conseil d’administration de Piccini, le 24 juillet 2019, aurait fait recours à plusieurs banques à travers la signature d’une convention de cautionnement pour que Piccini obtienne le financement nécessaire pour la relance des travaux du complexe d’Olembé. Les chiffres ne sont pas évoqués officiellement, mais une source au ministère des Finances parle de près de 25 milliards de FCFA.

Si une autre source évoque l’intérêt grandissant d’une entreprise canadienne pour les finitions du chantier d’Olembé, Gruppo Piccini ne compte pas lâcher prise et rassure que tout sera prêt. «Nous sommes venus au Cameroun ce 24 juillet 2019 pour rassurer le ministre que nous allons terminer les travaux avant la fin de l’année 2019», confie Makonnen Asmaron.

Des interrogations persistent tout de même sur cet autre financement. Car, apprend-on également, le projet avait déjà englouti plus de 163 milliards de FCFA. Au lendemain de la décision du gouvernement d’accélérer les travaux, des demandes de changement au projet initial ont été proposées par l’entre-?rise italienne et approuvées par le maître d’œuvre qu’est l’État du Cameroun.

Fort de ces avenants au contrat initial, Gruppo Piccini a passé des commandes en mode accélérée de matériaux partout dans le monde et principalement en Italie. On évoqué alors une ardoise de près de 10 milliards de F CFA que réclame Piccini à l’État du Cameroun. En attendant, le chantier est toujours aux arrêts.»