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Profanation du drapeau : le silence coupable de l'opinion

Profanation du drapeau : le silence coupable de l'opinion

Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, le nommé Brice Kayo Tchassem, appartenant à la brigade Anti-sardinards (Bas), mouvement affilié au Mrc, profère des propos haineux contre le chef de l’Etat et déchire le drapeau camerounais.

Avant le Nord-Ouest, les populations du Sud-Ouest, peu avant la tenue du Grand dialogue national avaient déjà engagé la traque des criminels sécessionnistes dans les villages de la région. Résultat : à l’exception du Lebialem où trône encore un certain Leke Olivier Fongunueh, alias Field Marshall. Un seigneur de guerre qui a bâti sa réputation dans le sang, le reste de la région connaît une relative accalmie.

Selon Amnesty international, les « Red dragons », son groupe armé, et leur chef sont à l’origine de plusieurs attaques meurtrières « destinées à semer la peur dans la population, allant même jusqu ‘à incendier les écoles et à cibler les enseignants qui n ’appliquentpas le mot d’ordre de boycott » en plus des assassinats ciblés contre des membres des forces de défense et de sécurité. ici comme étant le président élu est ouvert au grand public.

Sur un plateau de télévision, Paul Eric Kingué, ancien allié politique de Maurice Kamto avait déclaré que le leader de ce parti politique était allé à la rencontre des membres de la « Bas » en 2013 pour leur demander de l’aider à remporter les élections par tous les moyens. Autre fait, les expressions comme résistants et combattants, devenues un label du Mrc sont abondamment utilisées dans le discours de ce dernier.

Prétextant la situation sécuritaire qui prévaut dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest pour justifier son acte, cet activiste d’un autre genre indique en outre que le Cameroun devrait retourner au fédéralisme à deux états. Une prise de position qui lui vaut des foudres de milliers d’internautes sur la Toile. Ces derniers estiment que la Bas est allée bien trop loin et exigent de l’Etat du Cameroun que l’auteur de cette attaque sur l’emblème national le plus précieux, connaisse une déchéance de nationalité.

Au sein du MRC, des militants s’insurgent contre tous ceux qui s’indignent contre cet acte. Célestin Njamen et d’autres militants ont été pris à partie pour s’être indignés contre cet acte ignominieux. Le reste de la classe politique est étonnamment muet sur la question. Un silence coupable qui trahit une adhésion à la profanation des emblèmes nationaux. Le comble de tous les malheurs face à cette actualité, demeure inopportunément le silence assourdissant du directoire du Mrc, mais aussi de toute la classe politique qui de ce fait, se rend complice de cet acte ignoble.

A la réalité, Brice Kayo Tchassem, est frappé par une décision d’expulsion immédiate de France selon la préfecture de police de Paris. Des sources indiquent qu’il espère convaincre les autorités parisiennes sur le fait que sa vie serait menacée au Cameroun. Ceci en vue de continuer de rester en France.