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ONU: Condamnant le massacre du village de Ngarbuh, quatre hauts responsables chiffrent le bilan à 23 victimes

ONU: Condamnant le massacre du village de Ngarbuh, quatre hauts responsables chiffrent le bilan à 23 victimes

Un communiqué a été signé vendredi 21 février 2020 par quatre hauts responsables au sein de l’Organisation des Nations unies (ONU). A travers ce document, ils ont condamné le récent massacre des civils à Ngarbuh dans la région du Nord-Ouest du Cameroun, tout en appelant à une protection des civils dans les régions anglophones.

Quatre hauts responsables de l’ONU ont appelé le gouvernement camerounais à plus de protection des civils en régions anglophones, touchées par un conflit depuis 2016 entre l’armée et les sécessionnistes. L’attaque du 14 février au village de Ngarbuh dans le Nord-Ouest, continue donc de faire réagir.

Ces responsables sont également revenus sur le bilan de ce drame qui constitue une guerre des chiffres entre le gouvernement camerounais et la presse nationale et internationale, sans oublier les ONG et autres organisations. « Nous sommes profondément préoccupés par les informations faisant état de violences, notamment l’attaque du 14 février contre le village de Ngarbuh, dans la région du Nord-Ouest, qui a fait 23 morts, dont 15 enfants. », ont déclaré la représentante spéciale du secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, Virginia Gamba.

Des actes de violence qui ciblent régulièrement les femmes et les enfants

Regrettant les actes de violence le plus souvent menés contre des femmes et des enfants, ces responsables appellent le gouvernement camerounais à protéger les civils. « Il est urgent de prévenir de nouvelles violences et de protéger toutes les femmes, filles, garçons et hommes contre les violations graves du droit international humanitaire et des droits de l’homme. L’accès humanitaire très limité et les ressources limitées pour les prestataires de services ont réduit la disponibilité des soins de santé sexuelle et génésique pour les femmes, y compris le traitement urgent pour les survivantes de violences sexuelles », ont-ils déclaré.

« En outre, nous rappelons au gouvernement que les enfants associés à des groupes armés doivent être considérés principalement comme des victimes et que leur détention ne doit être utilisée qu’en dernier ressort et pour la durée la plus courte. L’ONU offre son soutien et son assistance aux autorités camerounaises pour remédier à cette situation et améliorer la protection et la prestation des services aux civils dans les zones touchées et à ceux qui ont été déplacés de force », indiquent-ils.