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Lycée bilingue de Nkol-Eton : après la mort d'un élève, des échauffourées provoquent la descente des autorités

Lycée bilingue de Nkol-Eton : après la mort d'un élève, des échauffourées provoquent la descente des autorités

Élève en classe de Seconde C1 au lycée bilingue de Nkol- Eton, Cabrel Leukeufack, 17 ans, a trouvé la mort suite à un malaise survenu après une séance d’Éducation physique et sportive (EPS). Un drame intervenu juste avant la fin du cours.

A Yaoundé, ville où se situe l’établissement en question, c’est la stupeur au sein du secteur de l’éducation nationale. L’on ne parle en effet que de la mort brutale de l’élève Cabrel Leukeufack survenue ce vendredi. Depuis, les camarades du défunt ne veulent pas laisser tomber l’affaire. En guise de protestation, ils ont attaqué l’infirmerie de l’école, dont la responsable était accusée de négligence.

L’incident a nécessité la descente sur le terrain du sous-préfet de Yaoundé 1er, Cosmas Thierry Nama, en compagnie du chef de
l’établissement, Mme Mohamadou Guidado née Kingui Hawaou. Cette dernière a fait le tour des salles de classe, appelant les élèves au calme.

D’après des sources ayant assisté au drame, le jeune Cabrel Leukeufack, victime d’un malaise, s’est écroulé au milieu de ses camarades quelques minutes après une séance d’éducation physique et sportive. Transporté à l’infirmerie de l’école, il n’a pu subir les premiers soins. Ses camarades affirment que la responsable de l’infirmerie n’aurait pas voulu s’en occuper. Le jeune élève sera donc évacué vers un hôpital situé à proximité du lycée, mais va rendre l’âme quelque temps après.

Après les échauffourées,  le calme est revenu suite à la descente des autorités, qui ont fait comprendre aux élèves que la mort de leur camarade n’était pas due à la négligence.

Un drame précédé par d’autres depuis le début de l’année 2020

Ce cas vient allonger une liste déjà longue des drames ou cas de délinquance enregistrés dans les établissements scolaires au Cameroun depuis le début de l’année. En début de semaine au lycée bilingue d’Ayos (Centre), un enseignant de philosophie a été giflé par un sous-préfet alors que ce dernier était en train d’évaluer ses élèves.

Le 14 janvier, c’est un jeune enseignant de mathématiques du lycée classique de Nkolbisson (Yaoundé) qui avait été mortellement poignardé par son élève au cours d’une altercation.