Societe

Les présumés pirates du compte Facebook d'Elecam arrêtés

Les présumés pirates du compte Facebook d'Elecam arrêtés

L’interpellation des deux présumés pirates du compte Facebook d’Elections cameroon a été possible grâce à l’implication des fins limiers de l’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication.

Deux personnes présentées comme des présumés auteurs du piratage du compte Facebook d’Elections cameroon (Elecam) sont aux arrêts. Les concernés qui répondent aux noms de Tata Wahri Derek et Félix Verdzedze ont été présentés à la presse le mercredi 29 juillet 2020. La police qui a procédé à l’interpellation des mis en cause, a bénéficié de l’implication des éléments de l’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication (Antic).

«Nous avons mené des perquisitions qui nous ont permis de saisir les ordinateurs et des téléphones. A partir d’une analyse, nous avons pu récupérer les éléments de preuves que les suspects ont voulu supprimer», a expliqué Prosper Djoursoubo Pagou, expert en cybersécurité à l’Antic.

A l’heure actuelle, ils sont à la Police judiciaire. Ils seront présentés au Procureur de la République. «Je fais partie de ceux qui ont tenté de récupérer le compte d’un des administrateurs de la page Facebook d’Elecam », a déclaré Tata Wahri Derek, l’un des présumés pirates.

Il convient de noter que selon l’article 68 de la loi de 2010 relative à la cybersécurité et à la cybercriminalité, Tata Wahri Derek et Félix Verdzedze risquent une peine d’emprisonnement de 5 à 10 ans. Il faut rappeler que les 23 et 24 juin 2020, le compte Facebook officiel d’Elecam, a été victime d’un piratage à deux reprises. Les hackers avaient posté la photo de Maurice Kamto le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, avec le poing droit levé et le texte en anglais: «The truth shall always prevail. Its just a matter of time» ou «la vérité doit prévaloir, c’est juste une question de temps» en français. Un message en référence à «la victoire» de la présidentielle 2018, que Kamto continue de revendiquer.

Liliane N.