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Graves révélations sur les auteurs de l'assassinat de l'infirmier Seta Kevin

Graves révélations sur les auteurs de l'assassinat de l'infirmier Seta Kevin
Le pouvoir criminel de Yaoundé à l’art de prendre les Camerounais pour des imbéciles. Dieu merci, le Diable se trouve toujours dans les détails. Autrement dit, c’est dans l’incohérence de la campagne contre-révolutionnaire du régime Biya dans la presse et sur les réseaux sociaux que réside sa culpabilité dans tous les assassinats avec décapitation qui ont cours dans le Southern Cameroons en plein conflit. D’après la dite propagande, le caporal infirmier Seta Kevin a été kidnappé par des « terroristes sécessionnistes » le 21 décembre dernier à Mbengwi (nord-ouest anglophone) puis décapité. La première question que le bon sens nous amène à se poser est de savoir qui peut être idiot pour croire qu’un caporal-chef puisse être enlevé aussi facilement par des hommes armés ? Veut-on nous faire croire que cet infirmier-militaire ne faisait pas partie d’un contingent au moment de son « enlèvement » ? Si c’est le cas, pourquoi l’avoir laissé tout seul s’aventurer à un endroit où sa sécurité n’était pas garantie ?

Autre curiosité dans cette affaire, Le caporal infirmier Seta Kevin est enlevé le 21 décembre 2019 et le 23 décembre 2019, l’information circule sur le lieu exact où il a été enlevé (Bengwi), comment il a été tué (égorgé) et qui l’a tué (les « terroristes sécessionnistes ») ! Félicitons-nous déjà du caractère expéditif des enquêtes au Cameroun ! Plus curieux encore, ce sont les agents du régime de Yaoundé sur les réseaux sociaux tels que Roland Mua, Nkonda Titus alias Ma Kontri Pipo Dem (tous deux proches d’Atanga Nji), Hervé Parfait Mbapou (ami du colonel crapuleux Emile Bamkoui de la Sécurité Militaire) et bien d’autres qui détiennent la photo de l’immolation de ce jeune caporal. A partir du profil des personnes qui ont diffusé cette information de manière presque synchronisée sur les réseaux sociaux, il est aisé de comprendre que Seta Kevin a été tué puis décapité par les milices criminelles proches de certains pontes du régime Biya disséminée à travers le Cameroun anglophone.

Que les Camerounais sachent que des personnalités telles que l’actuel ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, le commandant de la Division de la Sécurité militaire (renseignement militaire), Emile Bamkoui ont conçu et mis en place en zone anglophone une véritable industrie du crime crapuleux qui consiste pour leurs brigades rouges à tuer civils comme militaires (notamment ceux soupçonnés d’afficher une sympathie envers la cause anglophone), à filmer leur décapitation et à envoyer à leurs amis activistes sur les réseaux sociaux dans le but de présenter les groupes séparatistes authentiques aux yeux de l’opinion internationale (notamment la députée américaine Kareen Bass qui semble rouler pour le pouvoir Biya ces derniers temps) comme étant des groupuscules criminelles et terroristes. L’objectif ici est de dresser la communauté internationale et les populations anglophones contre le mouvement indépendantiste.

Que les autorités américaines, les organismes internationaux de défense des droits humains tels qu’Amnesty International, Human Right Watch (que les agents du régime appellent aujourd’hui de tous leurs vœux) ne se laissent pas manipuler ! Sans prendre le parti de ces groupes armés séparatistes forcés par le pouvoir Biya de lutter contre le massacre de leurs proches parents et l’incendie de leurs villages, tuer, égorger et en faire la publicité sur les réseaux sociaux ne fait pas partie de leur mode opératoire. Récemment, les groupes indépendantistes armés ont arrêté 5 militants du parti d’opposition SDF candidats aux législatives et municipales du 9 février prochain qu’ils ont interdits sur leur territoire. Jamais vous n’avez entendu que l’un d’eux a été tué puis égorgé. Seul le régime de Yaoundé tue et égorge comme il l’a fait de Sam Soya début 2018, de la gardienne de prison Florence Ayafor le 29 septembre 2019 et de l’officier de police Mwana quelques semaines plus tard. Nous ne sommes pas dupes.