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Extrême-Nord/Boko Haram : la société civile en réseau pour la réintégration des ex-associés

Extrême-Nord/Boko Haram : la société civile en réseau pour la réintégration des ex-associés

Cette plate-forme l’a annoncé ce vendredi, 21 février lors d’une conférence de presse tenue à Maroua.

13 organisations de la société civile basées exerçant dans la région de l’Extrême-Nord viennent de mettre sur pied un réseau dénommé, Réseau des Organisations de la Société Civile de l’Extrême-Nord pour la Réintégration (ROSCER). Le réseau qu’administre le Pr Gwoda Adder Abel, enseignant à l’université de Maroua a été créé en octobre 2019 entend accompagner les pouvoirs publics dans le volet réintégration conformément à l’article 9 du décret portant création du comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration.

Au quotidien, l’opérationalisation des mesures de réintégration se heurtent à la stigmatisation des coassociés par les populations hôtes, la haine qu’éprouvent ces communautés envers eux, le désir de vengeance qui les anime, la perte des documents officiels, la perte des moyens de subsistance et le manque d’opportunités économiques, sont autant ce goulot qui pourraient mettre en péril le processus de réintégration.

Pour cela le ROSCER s’est donné comme missions de sensibiliser les communautés hôtes à travers ,des plaidoyers, tfaccompagner ces communautés dans la prise en charge psychosociale des victimes et des ex-assocîés, l’appui à l’insertion socio-économique et à l’accès à la citoyenneté. Pour Donayam Dujok, chargée de programme CNDDR à l’organisation internationale pour la migration, l’appui de son organisme en matière d’accompagnement, d’appui va se poursuivre à travers le ROSCER. ’ Ça fait deux ans que notre organisation accompagne le gouvernement dans l’implémentation du DDR.

Pour ce qui concerne la réintégration, nous avons créé une plate-forme appelée sous-comité technique où les décisions stratégiques pour ce qui est de la réintégration, de prise en charge, du triage, des ex-associés de Boko Haram sont discutées, ou bien les décisions les concernant sont prises. Et avec cela mous comptons accompagner le gouvernement’ aussi pour la mise sur pied du screening qui est nécessaire pour la prise en charge des ex-associés. » a-t-elle relevé.

Avant de dresser le bilan de son organisation depuis la création par décret du chef de l’Etat du CNDDR. “ À côté de cela, nous avons apporté un appui au gouvernement dans la réhabilitation des centres de Meri et de Mora. De même que nous apportons notre appui dans le cadre de la création au sein des communautés de petits projets pouvant faciliter leur réintégration. “

Présent à la rencontre, Oumar Bichair, chef de centre régional du Comité National de Désarmement, Démobilisation et de Réintégration pour l’Extrême-Nord cette initiative est la bienvenue. Et il promet entière collaboration aux différents acteurs pour le retour définitif de la paix.