Societe

Effondrement mortel d'un immeuble à Obili : un témoin raconte, «On retire des gens avec les pieds cassés…Il y a des morts et aussi des survivants»

Effondrement mortel d'un immeuble à Obili : un témoin raconte, «On retire des gens avec les pieds cassés…Il y a des morts et aussi des survivants»

Aux premières heures de cette matinée du 09 avril 2020, un édifice s’est écroulé à Yaoundé, au lieu-dit Chapelle Obili faisant de nombreuses victimes selon le bilan provisoire.

La chute d’un immeuble dans le quartier principalement estudiantin d’Obili a blessé et tué plusieurs personnes ce jeudi 09 avril 2010 selon les premières informations recueillis par notre rédaction qui s’est rendue sur le lieu du drame. Un témoin de la scène a daigné nous apporté quelques précisions.

«Ce qui se passe c’est que, l'immeuble que voici, situé à la montée Chapelle Obili s’écroule avec plusieurs personnes à l’intérieur. Il s’écroule au niveau de derrière et tombe sur plusieurs autres maisons», indique d’entrée de jeu Landry au micro de Lebledparle.com. Une estimation du bilan réel ne peut pas encore être évoquée, puisque les fouilles sous les décombres du bâtiment suivent leurs cours. «Actuellement, le bilan n’est pas précis parce que Jusqu'à présent, on enlève encore les gens. Il y a les enfants qu’on retire vivant, il y a des morts, d'autres s’en sortent avec les pieds cassés et sont conduits à l'hôpital», précise notre interlocuteur.

Le propriétaire pointé du doigt

Au sujet des origines de cet accident, Landry n’en sait pas grand-chose, selon lui, «l’immeuble s’est écroulée seule». Une autre voisine quant à elle, pense que la chute du bâtiment résulte de l’entêtement du propriétaire à vouloir élever le nombre de niveaux sans tenir compte de la fondation initiale qui ne le prévoyait pas.

Le préfet du Mfoundi sur les lieux

Jean Claude Tsila s’est également rendu sur les lieux de l’accident. Ses premières déclarations rejoignent celles de Landry, «Dans le cadre de la protection civile, l’effort que nous faisons, c’est d’essayer de procéder au sauvetage des populations qui se trouvent au-dessous des décombres». Pour ce qui est du bilan, il faudra attendre. «Je ne saurais vous en dire davantage, c’est après le travail de nos spécialistes qui s’activent sur le terrain que nous pourrons vous donner un bilan définitif ».

Les Forces de l’ordre, les éléments de la croix rouge, les pompiers et les membres de la protection civile sont toujours à pied d’œuvre pur tenter de sauver des vies.