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Dschang: le fantôme de l'enseignant Tchakounté assassiné, fait des ravages

Dschang: le fantôme de l'enseignant Tchakounté assassiné, fait des ravages
Le Cameroun a célébré mardi 11 février la 54e édition de la Fête de la Jeunesse sous le thème «Jeunesse, Paix, Décentralisation et participation à la gouvernance locale pour un Cameroun nouveau».

A Dschang, chef-lieu du département de la Menoua, les enfants de la maternelle, des écoles primaires, du secondaires, leurs ainés des universités et des organisations de la société civile ont battu le pavé à la Place des Fêtes. Les torses bombés, scandant des messages de mobilisation pour la patrie.


Le CENAJES de Dschang lors de son passage devant la tribune officielle


Dans la tribune officielle le préfet de la Menoua entouré du sous-préfet de Dschang, du maire, du sénateur, du président des tribunaux et du procureur de la république.
L’un des moments forts de cette célébration est cette minute de silence en la mémoire du jeune enseignant de mathématique poignardé à mort en plein cours par son élève de la classe de 4e au lycée classique de Nkolbisson à Yaoundé.

« L’encre rouge de l’enseignant est devenu le sang de Njomi Tchakounté. » Ce propos du Dr Jean Claude Tchouankap, un historien à la réputation établi et consultant pour la parade du 11 février 2020 à Dschang ont détoné.

Il invite la société de tirer les leçons de l’assassinat du jeune Njomi Tchakounté Boris Kevin. Cela permettrait de redresser la société dont la principale caractéristique est l’immoralité.

Une situation déplorée par le premier des Camerounais. En effet, le président de la République, Paul Biya, dans son discours à la jeunesse, a dénoncé ce crime et condamné « la consommation des drogues et de l’alcool » par la jeunesse camerounaise. Une attitude de la tribune officielle pendant la grande parade du 11 février à Dschang


Cette situation doit amener les uns et les autres, le gouvernement en priorité, à se remettre en cause. Il devra prendre des mesures pour lutter contre ces « dérives de nos sociétés modernes » qui sont un peu la conséquence des politiques assises sur la médiocratie, le laxisme et l’impunité.
Pour rappel, la Fête de la Jeunesse célébrée pour la toute première fois le vendredi 11 février 1966 est inspirée du « Youth Day ». Il s’agissait d’une fête dans la partie britannique du Territoire en hommage à la Jeunesse de la couronne britannique.

Une association des jeunes venus de Fondonera pendant sa démonstration.