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Coronavirus au Zimbabwe: la précarité menace le confinement

Coronavirus au Zimbabwe: la précarité menace le confinement

Le Zimbabwe a décrété lundi le confinement pendant 21 jours afin de vaincre la maladie de Coronavirus, soit quelques jours après la même décision prise par l’Afrique du Sud.

Si les populations sont appelées à rester chez elles, à l’exception des personnes travaillant dans les secteurs de la santé et de la sécurité, force est de constater que les conditions pour faire face à ce confinement, ne sont pas réunies.

Les rues d’Harare, la capitale, étaient désertes ce lundi, décrit RFI. Quasiment tous les magasins étaient fermés, aucune voiture ne circulait. Seuls quelques supermarchés du centre-ville étaient restés ouverts. Il faut dire que la police et l’armée avaient été déployées en nombre pour s’assurer du respect du confinement.

Tout au long du week-end, des milliers de Zimbabwéens ont également quitté la capitale pour rejoindre leur province d’origine. Ils espèrent qu’il y sera plus facile et surtout moins cher de rester confiné pendant trois semaines.

Officiellement, le Zimbabwe a moins d’une dizaine de cas déclarés de coronavirus. Mais les organisations de médecins estiment que ce chiffre est largement sous-évalué, le gouvernement n’ayant quasiment pas effectué de tests de dépistage.

Ce confinement est nécessaire, mais il va être difficile pour une grande partie de la population, d’après certains analystes.

Les besoins de première nécessité difficiles d’accès

À cela s’ajoute le fait que certains quartiers de la ville n’ont pas l’électricité, ce qui rend le stockage de la nourriture plus difficile, et qu’il n’y a pas d’eau courante. Il faut souvent se déplacer pour s’approvisionner.

En outre, une inflation galopante de plus de 500% a été notée au mois de février 2020. Il y a quelques mois, le Programme alimentaire mondial de l’ONU mettait en garde : le Zimbabwe fait face à la pire crise alimentaire depuis dix ans, avec la moitié de sa population, soit plus de sept millions de personnes, en insécurité alimentaire.