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avec la fermeture des écoles, les groupes whatshapp sont mis à contribution pour dispenser les cours

avec la fermeture des écoles, les groupes whatshapp sont mis à contribution pour dispenser les cours

A travers les réseaux sociaux et plates-formes, certains établissements scolaires réussissent à garder leurs élèves en éveil.

Afin d’éviter la propagation du coronavirus au Cameroun, le chef de l’Etat a ordonné un certain nombre de restrictions parmi lesquelles la fermeture des bars à 18 heures, la limitation des regroupements à 50 au maximum ou encore la fermeture des institutions d’enseignement à tous les niveaux.

Concernant les institutions liées à l’éducation, les écoles d’enseignements secondaires qui ont un nombre assez conséquent d’élèves devant sacrifier au rituel d’examens de fin d’année multiplient des voies et moyens pour garder leurs élèves en éveil car l’année scolaire n’observe qu’une suspension de cours et non un arrêt définitif.

Marie-Claire Bimi, élève en classe de troisième au collège François Xavier Vogt à Yaoundé confie « Nous avons connu une suspension réelle de cours de deux jours. Pendant les deux jours, les responsables de l’établissement s’attelaient à réajuster les données de la plate-forme du collège et à s’assurer que les contacts de tous nos parents et nous-mêmes, élèves, étaient actualisés. Une fois que cela a été fait, nous avons repris les cours normalement à la seule différence que nous les faisons à la maison », dit-il.

Une tâche ardue pour le personnel administratif. Sans aucun doute qu’elle n’aura pas été sans difficultés parce que certains parents ont fait savoir qu’ils sont, soit hors du pays, soit loin de leurs enfants ou encore ils sont au travail à longueur de journée. D’autres par contre ont soit demandé qu’on intègre leur conjoint ou ont acheté des téléphones à leurs enfants pour qu’ils reçoivent directement leurs travaux.

« Nous avons créé des groupes whatsapp parce que nous pouvions facilement accéder aux numéros de téléphones des parents qui sont dans notre data base et qui ont fait des inscriptions en ligne. Une fois les groupes créés, les enseignants préparent les cours ou les travaux dirigés (Td) pour les faire parvenir aux élèves via leurs parents », a expliqué Louis Bimogo, vice-principal du collège Jean Tabi.

Ce dernier poursuit en disant que « nous avons créé un lien sur notre plate-forme qui nous permet de mettre à disposition des cours en ligne. Ce lien nous permet aussi de voir quels sont les élèves connectés lorsque le cours est dispensé. La plate-forme et les groupes wharsapp sont conjointement utilisés. Les évaluations vont faire intervenir l’apport des parents parce qu’ils sont nos partenaires à l’éducation. Ils ont la responsabilité de mettre leurs enfants dans les conditions d’examens. Il est question de permettre à ces derniers de connaitre le niveau réel de leur progéniture ».

Dans cet établissement confessionnel, les emplois de temps similaires aux emplois de temps classiques sont connus ainsi que le programme d’évaluations prévu le 13 avril prochain. Les parents interviennent dans les fora pour nous accompagner si un parent veut nous perturber il est bloqué au niveau des interventions et commence à recevoir uniquement les informations que nous rendons, publiques.

Les établissements publics ne sont pas en reste. Les enseignants ont créé des groupes whatsapp pour échanger avec des élèves. Moi je suis dans un groupe avec les enseignants qui fonctionne depuis le début d’année. Avec la suspension des cours, de nouveaux groupes ont vu le jour.

Au lycée bilingue d’Etoug-Ebe, un censeur nous fait savoir que, « des groupes ont été créés depuis l’arrêt total pour dispenser des cours et échanger avec les élèves. Dans chaque classe, il y a un forum dans lequel je suis inscrite. Les échanges de cette nature dans les établissements publics sont beaucoup plus destinés aux élèves en classes d’examens. La mise sur pied de ce genre de groupe n’est pas évidente parce qu’il faut d’abord enregistrer tous les numéros dans le téléphone avant de les transférer dans le groupe et ce n’est pas évident quand on a environ 100 élèves. On est dans l’obligation de réfléchir chaque jour pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés en début d’année malgré la réalité que nous vivons aujourd’hui ».