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Assassinat de deux femmes et deux enfants dans la région de l'Extrême-Nord par 7 soldats camerounais : le procès renvoyé au 2 mars 2020

Assassinat de deux femmes et deux enfants dans la région de l'Extrême-Nord par 7 soldats camerounais : le procès renvoyé au 2 mars 2020

Le procès des sept militaires ayant assassiné deux femmes et leurs enfants dans la région de l’Extrême-Nord a été renvoyé au 2 mars 2020. C’est ce qui a été décidé par le Tribunal militaire de Yaoundé, à l’issue de l’audience s’étant tenue hier mardi 18 février. 

D’après certaines sources, l’audience s’est déroulée à huis-clos, suite à la décision du Tribunal militaire de Yaoundé. Conséquence, il était difficile et même carrément impossible d’avoir des informations sur le déroulement du procès de ces soldats accusés d’avoir tué de sang froid deux femmes et leurs enfants dans la localité de Zelevet, située dans l’arrondissement du Mayo-Moskota, département du Mayo-Tsanaga, dans la région de l’Extrême-nord.

Implication ou pas des autorités militaires ?

En janvier dernier, six des sept soldats auraient reconnu les faits qui leur sont reprochés. Les accusés avaient alors déclaré qu’ils n’avaient fait « qu’obéir aux ordres ».  Une éventualité que l’armée nie en bloc. « L’affaire Zelevet, est une affaire dite de violation de consignes dans le cadre des opérations militaires de lutte contre la secte islamiste, intégriste Boko Haram dans l’Extrême-Nord du Cameroun », a déclaré Cyrille Atonfack Guemo, chef de la division de la Communication au ministère de la Défense, au micro de TV5 Monde.

«Nous sommes entièrement au service de nos populations. Il peut arriver qu’il y ait des écarts de comportement, mais je voudrais vous rassurer que ces écarts ont toujours été rigoureusement sanctionnés avec la dernière énergie. Evidemment avec l’application stricte des lois et règlements de la République», a-t-il ajouté.

En rappel, le massacre de Zelevet s’est déroulé entre fin mars et début avril 2015. Ce n’est toutefois qu’en juillet 2018 que le drame a été découvert, à la faveur d’une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Dans un premier temps, le gouvernement camerounais a réagi en dénonçant une manœuvre de désinformation, avant de se rétracter et d’annoncer l’arrestation des militaires mis en cause.