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Après le massacre de Ngarbuh, Bernard Tchoutang dénonce le silence coupable des camerounais

Après le massacre de Ngarbuh, Bernard Tchoutang dénonce le silence coupable des camerounais

Dans une vidéo publiée le 17 février dernier, sur son compte Facebook, le lion indomptable à la retraite cri son ras-le-bol.

Le massacre de civils dans le Nord-Ouest, notamment à Ngarbuh continu de susciter émoi et consternation. Sur son compte Facebook, ce lundi 17 février, un ancien lion indomptable du ballon rond prend position. Il s’agit de Bernard Tchoutang. Dans une vidéo de plus de 4 minutes, il dénonce le silence coupable du peuple camerounais.

«Au Cameroun, la mort est devenue tellement banale. Une personne qui meurt au Cameroun on trouve ça normal. 22 personnes ont été assassinées, brulées chez nos frères du Sud-Ouest et du Nord-Ouest…Je ne vois pas le Cameroun s’indigner, je ne vois pas des journalistes s’indigner, je ne vois des bloggeurs s’indigner, je ne vois pas les donneurs de leçons s’indigner. Mais quand on attaque un camerounais je ne sais pas où, vous sortez pour donner des leçons à tout le monde entier…». S’exclame ce dernier.

Un malheureux accident

Le joueur à la retraite rejoint seulement dans cette vague d’indignation, certains leaders politiques. Pour mémoire, dans un communiqué qui date de ce 17 février, l’armée camerounaise annonce la mort de 5 personnes dont 4 enfants qui perdent la vie. Une sortie qui contraste avec celui de l’Onu, qui établie un bilan de 22 morts, quelques jours avant.

Pour le ministre de la défense, il s’agit, «d’un malheureux accident, conséquence collatérale des opérations de sécurisation en cours dans la région du Nord-ouest». Dans la même lancée, il informe de la source du drame. A lire le communiqué, c’est «l’explosion de plusieurs contenants de carburant, suivie d’un violent incendie qui a affecté quelques habitations voisines» et ainsi, cause la mort des civils mentionnés dans le communiqué.