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Affaire Bolloré-Maersk : le DG du Port autonome de Douala ordonne la liquidation des droits des employés de DIT

Affaire Bolloré-Maersk : le DG du Port autonome de Douala ordonne la liquidation des droits des employés de DIT

Sur ordre du directeur général du PAD, Port autonome de Douala, Cyrus Ngo’o, DIT, Douala international terminal est en phase de liquider les droits de ses 440 employés avant même la fin de son contrat de concession le 31 décembre 2019.

Les responsables de DIT, filiale locale du consortium franco-danois Bolloré-Maersk, exerçant au terminal à conteneurs de la métropole économique camerounaise, ont reçu un courrier le 19 décembre dernier. Dans celui-ci, le directeur général du PAD, Cyrus Ngo’o les somme de liquider les droits de ses 440 employés avant la fin de son contrat de concession, le 31 décembre prochain. Un transfert de l’ensemble du personnel de l’opérateur partant à sa nouvelle régie (RTC), mise sur pied pour un an en vue de remplacer DIT, est annoncé. Une action entreprise afin d’éviter que les travailleurs soient lésés desdits droits par l’employeur comme ce fut le cas précédemment.

DIT inquiet de la suite

Mais alors que DIT semble ne pas être rassuré quant au sort qui sera réservé à ses anciens collaborateurs, l a décidé de prendre les devants. Le groupe annonce le 16 décembre dernier la création d’une cellule mobilité avec pour mission d’assurer le soutien et l’accompagnement des salariés de DIT, du fait de l’arrêt de la concession, dans le but de faciliter leur réinsertion professionnelle par leur reclassement sur un emploi durable.

Ladite cellule sera opérationnelle pendant un mois à compter du 1er janvier 2020, et garantira un mois de salaire à tout le personnel, selon des sources.

D’après des proches du dossier sous le couvert de l’anonymat, « le courrier de Cyrus Ngo’o comporte des allusions inquiétantes et contradictoires. D’abord, ses services n’ont pas vocation à faire pression sur DIT sur les questions sociales. De plus, en rejetant la transposition des contrats de travail actuels des agents de DIT, il ne permet pas au personnel de bénéficier d’une base légale certaine garantissant leur avenir. Rien n’empêche en effet le PAD d’accepter le transfert des contrats de travail des salariés de DIT, tout en prévoyant le règlement par leur employeur partant du passif social ».