Societe

20 chefs traditionnels de Bangou fâchés contre Jean Rameau Sokoudjou, le roi Bamendjou

20 chefs traditionnels de Bangou fâchés contre Jean Rameau Sokoudjou, le roi Bamendjou

Ceux-ci viennent de publier une sorte de mise au point, où ils s’insurgent contre les différentes sorties du vieux roi.

Mécontentement de 20 chefs traditionnels du groupement Bangou. Ces derniers viennent  de répondre à sa majesté Jean Rameau Sokoudjou, roi des Bamendjou. Ils s’insurgent contre les différentes lettres de ce souverain dans lesquelles, il évoque la crise successorale qui gangrène la chefferie supérieure Bangou depuis deux ans maintenant. C’est pour cette raison qu’ils signent ce 9 mai 2020 une sorte de mise au point.

Dans cette missive, ils qualifient d’«ostentatoires» les différentes lettres  du chef supérieur Bamendjou. Ils dénoncent des discours « incohérents » sur la situation de la chefferie Bangou. Les 20 chefs traditionnels affirment reconnaitre comme unique chef supérieur Bangou, Tchihou Tayo Arnaud.   Par conséquent, ils demandent à sa majesté Sokoudjou de ne plus parler de la chefferie Bangou.

Le fils de Kemajou

Ces gardiens de la tradition accusent le roi Bamendjou de tenter à travers des lobbies financiers d’imposer quelqu’un au nom des amitiés passées « dans une errance commune ». Les 20 chefs traditionnels indiquent au passage, qu’ils ne sont pas silencieux, contrairement aux allégations de sa majesté Sokoudjou. Ils sont par ailleurs déterminés à faire respecter les lois de la République et font savoir que la chefferie fonctionne, même si le nouveau roi contesté est en initiation.

Imperturbable dans sa position, sa majesté Sokoudjou reste ferme dans ses convictions. Il soutient toujours l’autre candidat au trône des Bangou.  «Ouvrez les portes de la chefferie Bangou, laissez le peuple qui a déjà acclamé son chef aller installer le fils de Kemajou sur le trône de ses ancêtres, remettez la chose de quelqu’un a lui et si vous voulez, vous continuez à tromper vos corps, je ne serai pas là au moment des comptes et chacun portera sa part, je ne changerai jamais ma bouche et je me refuse d’être complice de détournement de succession devant l’histoire», a écrit sur sa page Facebook le 13 mai dernier.