Santé

Meyomessala et Sangmelima : des hôpitaux admis en réanimation

Meyomessala et Sangmelima : des hôpitaux admis en réanimation

Aux manquements constatés lors de sa visite inopinée dans des formations sanitaires du Sud, le Minsanté a promis d’apporter des solutions dès ce 4 novembre.

30 octobre 2019. Il est 12h à Meyomessala, département du Dja et Lobo, région du Sud. Sous un soleil ardent, un cortège de véhicules s’immobilise devant l’hôpital de district. A bord, le ministre de la Santé publique (Minsanté) qu’accompagnent ses collaborateurs. C’est la surprise totale puisque Malachie Manaouda n’était pas attendu. Le personnel se précipite pour l’accueillir. Le Minsanté est en ces lieux pour prendre la température de l’infrastructure sanitaire.

Pas de temps pour s’asseoir. Debout à l’entrée de l’hôpital, il échange avec le personnel. Le directeur est absent pour des raisons professionnelles. La surveillante générale qui prend la parole est certes visiblement stressée, mais pas assez pour soumettre les difficultés de l’hôpital de district, ceci après avoir présenté la structure de manière succincte.

« Nous avons un problème de logistique. Nous n’avons pas d’ambulance et les malades sont parfois obligés d’attendre les « opeps » (véhicule de transport en commun, Ndlr) ; nous n’avons pas de radio et on est contraints d’envoyer les patients loin à Sangmelima. Au bloc opératoire, nous n’avons pas de matériel de réanimation », explique Carine Njock.

Des manquements auxquels le Minsanté promet de pallier dès le 4 novembre. « Nous avons pris note des difficultés liées au plateau technique et j’ai donné des instructions à mes collaborateurs pour qu’en collaboration avec la direction de l’hôpital, on puisse rapidement apporter des solutions dès lundi (4 novembre, Ndlr). Il s’agit des matelas, des lits, de la table d’accouchement et quelques matériels de laboratoire. Nous avons ce matériel en magasin. Il s’agit simplement de trouver la bonne formule pour l’acheminer. On n’a pas de problème de ressources humaines », rassure Malachie Manaouda. En termes de bons points, lorsque le patient arrive, il est pris en charge avant qu’on ne demande de l’argent. De plus, la propreté est de mise.

Après le tour des différents services et un échange avec les patients, cap sur Sangmelima, département du Dja et Lobo. Direction, hôpital de district. De la maternité au laboratoire en passant par le bloc opératoire et la morgue, tout ou presque est salubre. Le problème de matériel se pose moins mais il existe quand même.

Prochaine halte, Hôpital de référence de Sangmelima. Toute l’équipe médicale est en place, chacun à son poste. Le plateau technique est au top, mais l’hôpital n’est pas très sollicité par les patients. « Les jours de grande affluence, nous recevons 30 malades », lance le directeur, Dr Patrick Bekoulé, qui dit ignorer la raison de la faible fréquentation.

Au terme de cette autre visite inopinée du Minsanté, les impressions sont bonnes. « Nous sommes en train d’évoluer. Il y a encore des choses à améliorer pour pouvoir arriver où nous voulons. Le personnel participe aussi à notre vision d’humanisation des soins et nous ne pouvons être que contents de ce que nous avons vu aujourd’hui. Il faut qu’il continue à travailler », a conclu Malachie Manaouda.