Santé

Douala-Fermeture de la polyclinique Marie O : mort de l'un des patients transférés à l'hôpital Laquintinie

Douala-Fermeture de la polyclinique Marie O : mort de l'un des patients transférés à l'hôpital Laquintinie

Il se nomme Mabingo, ce dernier est mort des suites de coronavirus,  juste après son admission dans ce centre hospitalier, l’un des sites choisis par Manaouda Malachie pour suivre les malades du covid-19.

Une annonce triste après la fermeture de la polyclinique Marie O, suitée à Bali, dans le 1er arrondissement de Douala, capitale économique du Cameroun. En effet, l’un des patients évacués de cette formation à la suite de la fermeture de cet hôpital est passé de vie à trépas. De source proche de l’hôpital Laquintinie, celui-ci s’appelle Mabingo. Notre source précise qu’il mort, le 14 mai 2020, de coronavirus juste après son admission dans la formation hospitalière.

Pour les faits, à la suite du décès d’un malade de suite de coronavirus en milieu de semaine qui s’écoule, et après les manifestations des membres de la famille, le ministre de la Santé publique décide de la fermeture de la polyclinique Marie O. dans un tweet, Manaouda Malachie, donne la raison de cette décision. « J’ai écrit au promoteur de ladite polyclinique le 6 mai 2020 et jusqu’à la date de prise de décision de fermeture, le promoteur n’a pas daigné répondre», explique ce dernier.

Jean Michel Nintcheu

L’acte du patron de la Santé publique suscite l’indignation de la classe politique camerounaise, principalement ceux de l’opposition. C’est dans cette lancée, que le député Jean Michel Nintcheu, exige la démission du ministre camerounais de la Santé publique. Pour l’homme politique, la décision de Manaouda Malachie est « stupide ».

«Il s’agit d’une forfaiture inconséquente au moment où le gouvernement prétend pourtant faire le maximum pour la mobilisation nationale dans le cadre de la lutte contre la covid-19», écrit dans une lettre ouverte, le président régional du Social démocratic front (Sdf), le principal parti politique de l’opposition au pays de Paul et Chantal Biya.