Santé

A peine 30% de nourrissons de 0 à 5 mois allaités exclusivement au sein

A peine 30% de nourrissons de 0 à 5 mois allaités exclusivement au sein
Les professionnels de la santé disent être préoccupés par ce pourcentage. Pour le corps médical, il y a lieu d’être préoccupé par la place que les ménages donnent aujourd’hui à l’allaitement maternel.

La tendance est de plus en plus portée vers l’allaitement exclusif, trouvé moins bénéfique durant les six premiers mois de vie du nourrisson, comparé à l’allaitement maternel. D’après les données officielles, les femmes sont à peine 30% de nourrissons âgés de 0 à 5 mois allaités exclusivement au sein. Pourtant le taux requis sera au moins de 50%.

Le Pr. Anne Esther Njom Nlend, la présidente nationale de l'Association camerounaise des femmes médecins (Acafem), lors de la cérémonie de lancement de la Semaine camerounaise de l'allaitement maternel qui s’est tenue le 1er août 2019 à Yaoundé, a souligné que d'après les statistiques de la dernière enquête de démographie de santé de 2018, les chiffres représentant le taux des femmes qui font recours à l’allaitement maternel sont encore plus bas à six mois.

La pédiatre Anne Esther Njom Nlend fait savoir que 70% des mères qui donnent le lait maternel à leurs bébés ajoutent des aliments comme la bouillie. Ce qui n’est pas recommandé. Parce que, le nouveau-né est dépourvu d'enzymes pour digérer les compléments alimentaires à cet âge. Du coup, cela va entraîner une charge énorme pour l'intestin et le pancréas du nouveau-né. La conséquence de tout cela est que, l'enfant est exposé à plusieurs maux avec au passage, la mortalité néonatale et infantile.

« Pour réduire la mortalité néonatale et infantile, l'allaitement maternel exclusif reste incontournable de zéro à six mois. Notre action cette année vise le renforcement d'une coalition qui réunit toutes les associations qui interviennent dans le domaine périnatal», a déclaré la présidente nationale de l'Acafem.

Le Anne Esther Njom Nlend précise que, lorsque l'allaitement maternel n'est pas exclusif, il y a des risques de diarrhée, d'infections respiratoires, de tractus respiratoire. «Avec ce que nous appelons programmation métabolique, lorsque cela n'est pas bien conduit, il y a, en plus, une prédisposition à l'obésité qui va générer tous les problèmes qu'on connaît chez l'adulte », ajoute-t-elle.