Politique

voici comment Paul Biya et Samuel Eto'o ont manœuvré pour la libération d'Ernest Obama

voici comment Paul Biya et Samuel Eto'o ont manœuvré pour la libération d'Ernest Obama

De source bien introduite, la mise en liberté de l’ancien directeur de Vision 4, n’est pas la résultante d’une volonté « humanitaire » comme le fait savoir le communiqué du « pape des médias », mais la somme de pression exercée sur l’homme d’affaires.

Jeudi 25 juin 2020, une fois devant le procureur de la République près du Tribunal de première instance de Yaoundé Centre administratif, Ernest Obama reçoit une nouvelle qui lui donne du sourire : «votre patron vient d’écrire au procureur. Vous serez libéré cette nuit », fait savoir à ce dernier un policier en service au parquet.  Une nouvelle qui vient confirmer des rumeurs qui circulaient dans la capitale politique camerounaise depuis le 22 juin 2020.  Au soir de ce jeudi 25 juin, le journaliste est libéré et regagne-le chez lui.

Jean Pierre Amougou Belinga, a-t-il fléchi dans l’affaire qui l’oppose à son ancien  collaborateur? La réponse est oui, du moins si l’on s’en tient à une enquête de nos confrères du journal Le Messager.  De l’avis du journal fondé par Pius Njawé, le joueur camerounais à la retraite Samuel Eto’o et la présidence de la République du Cameroun y compris plusieurs autres personnalités de du 237 (Cameroun) ont exercé une grande pression sur l’homme d’affaires pour la libération de Ernest Obama.

Samuel Eto’o

Le Messager estime que c’est une véritable industrie d’influence qui s’est mise en place pour la libération de sieur Obama, et polir son image de « traître » lancé dans l’opinion par Vision 4. «  Lorsqu’on a constaté que M. Amougou Belinga tenait absolument à emprisonner Ernest Obama, des personnalités de premier rang à la présidence de la République ont mis tout leur poids dans la balance », a confié au Messager, sous couvert de l’anonymat, un haut magistrat en service à la Cour d’Appel du Centre. À l’en croire, Jean Pierre Amougou Belinga n’a jamais eu l’intention de faire libérer Ernest Obama », lit-on dans le journal.

Plus loin, le quotidien conclut selon les autres informations que « l’ancien capitaine des Lions indomptable, Samuel Eto’o a décroché son téléphone plusieurs fois pour solliciter la clémence du PDG Amougou Belinga, sans succès. Constatant que son « frère » se rapproche de plus en plus de la prison, l’international camerounais a mis ses accointances de la présidence de la République à contribution », conclut le journal. De quoi réduire à « néant » l’argument humanitaire brandit par l’homme d’affaires.