Politique

Un journaliste en détention porte plainte contre le porte-parole de l'armée

Un journaliste en détention porte plainte contre le porte-parole de l'armée

Le journaliste freelance Njoka Kingsley détenu à la prison centrale de Kondengui, accuse le capitaine de frégate Cyrille Serge Atonfack Guemo, de diffamation et de commentaires tendancieux à son égard. 

Le 5 juillet 2020, le capitaine de frégate Cyrille Serge Atonfack Guemo est passé sur les antennes d’Equinoxe Tv dans la posture de l’invité du programme dominical « La vérité en face », diffusé tous les dimanches soirs. Au cours de ce programme, le capitaine de frégate Cyrille Serge Atonfack Guemo qui est en fait le porte-parole de l’armée a entre autres parlé du cas du journaliste Njoka Kingsley, dont la détention a été révélée au grand public, grâce à l’affaire Samuel Wazizi mort dans les circonstances qui restent à éclaircir alors qu’il avait été interpellé par les forces de sécurité à Buéa, puis transféré à Yaoundé. 

Pour des propos que le porte-parole de l’armée Cyrille Serge Atonfack Guemo a tenu en parlant de son affaire, le journaliste Njoka Kingsley a décidé de porter plainte contre celui-ci. Il accuse de l’avoir diffamer, d’avoir eu des commentaires tendancieux et d’avoir fait des dénonciations calomnieuses. La plainte a été déposée le lundi 13 juillet 2020 par le conseil de ce confrère, Me Nicodemus Amungwa Tanyi, auprès du Commissaire du Gouvernement près le Tribunal militaire de Yaoundé, avec accusé de réception de la Direction de la Justice Militaire le même jour.

Pour mieux comprendre l’action du journaliste Njoka Kingsley qui est accusé de « sécession et de complicité en bande armée », rappelons les propos du porte-parole de l’armée qui fachent. «Nous avons les déclarations de Njoka Kingsley, qui avoue qu’il est le coordonnateur des Mbui Warriors. Njoka Kingsley va jusqu’à indiquer comment ils ont massacré les jeunes qui avaient entendu l’appel présidentiel et qui ont déposé les armes pour le camp des DDR (Désarmement, Démobilisation et Réinsertion, NDLR). (Samuel) Wazizi terroriste, était un petit terroriste. Nous avons quelqu’un aujourd’hui, sur l’échelle du mal, qui est à 110/100, alors que Wazizi n’était qu’à 20/100», avait déclaré Cyrille Atonfack.