Politique

Srutin du 09 février : graves déclarations du vice-président national de l'UDC contre les autorités administratives à Douala

Srutin du 09 février : graves déclarations du vice-président national de l'UDC contre les autorités administratives à Douala

Cyrille Sam Mbaka, estime que certaines autorités administratives de la ville de Douala se sont substituées à Elections Cameroon (ELECAM) au cours du dernier scrutin électoral. Il estime que les résultats sortis des urnes à l’issue de ces élections ne sont pas crédibles.

Invité d’une tranche d’antennes consacrée au débat dominicale le week-end dernier sur Équinoxe télévision, l’opposant n’a pas manqué d’exprimer son indignation sur le comportement desdites autorités administratives locales.

Les accusations de Sam Mbaka contre les autorités administratives

«Dans les investigations le jour des élections, je me suis rendu compte qu’ELECAM était là pour accompagner l’Administration Territoriale. Dans les bureaux de vote, ceux qui dictaient la loi étaient les représentants du sous-préfet. Ils s‘en foutaient éperdument d’ELECAM», a-t-il renseigné sans crainte.

Sam Mbaka  dit qu’il s’est confronté à l’Administration Territoriale au  moment de régler certains problèmes. «ELECAM me donnait raison et l’Administration Territoriale disait non», raconte l’invité du programme Droit de réponse, qui ajoute: «eux ils parlaient à la place d’ELECAM. Ce sont eux qui donnaient les instructions».  L’opposant estime que «l’Administration Territoriale s’est très mal comportée».

Cas de Fraudes électorales

Le candidat à la députation dans la circonscription électorale du Wouri-Centre  accuse ces réprésentants de l’administration présents dans les bureaux de vote de fraudes. «Nous avons saisi entre les mains d’un représentant de l’administration territoriale  au lycée technique d’Akwa des procès-verbaux de l’UDC qu’il avait volés. Il s’est mis à genoux, disant qu’il ne sait pas comment il va faire pour rentrer là-bas, qu’il faut qu’on lui remette le procès-verbal de l’administration on lui a remis», assure-t-il.

L’opposant fournit ce qu’il considère comme une autre preuve des fraudes qu’il dénonce: «je suis allé au lycée technique de Bonadoumbe où il y avait une fraude massive. On vous donnait le petit déjeuner, puis l’argent de taxi et les bulletins. C’est l’œuvre de ceux qui n’ont pas voulu que le peuple gagne». Selon lui, «l’administration territoriale a repris les choses en main mettant de côté ELECAM. Je ne dis pas tout ici. Si quelqu’un m’attaque je vais pouvoir amener d’autres preuves. je suis un observateur averti, quelqu’un que l’on vient de flouer à des élections qu’il a gagnées».