Politique

Séjour de Paul Biya à Paris : Georges Clément Meka écrit au ministère de l'intérieur français

Séjour de Paul Biya à Paris : Georges Clément Meka écrit au ministère de l'intérieur français

Le président du mouvement de défense de la patrie a saisi le ministère de l’intérieur français. C’était hier, le 11 novembre 2019 à Paris en France.

Dans un courrier , Georges Clément Meka demande à l’État français renforcer la sécurité du chef de l’État Paul Biya. Cee dernier séjourne en France , à l’occasion du forum de Paris pour la paix. Cette lettre fait suite aux actes de la brigade anti- sardinard . Ces hostilités visent à perturber le séjour du Président camerounais. La diaspora chercherait à humilier le président Paul Biya. Par ailleurs le MODEPA veut que la BAS soit mis hors état de nuire.

Des perturbations et de l’humiliation

Le MODEPA a dénoncé les attaques de la BAS depuis ce 11 novembre. Ils ne sont pas les seuls à décrier de pareils comportements. Des voix s’insurgent contre les manœuvres de la BAS . Mouvement qui s’illustre depuis quelques temps par les actes de barbarie contre les concitoyens camerounais à l’étranger . Les actes défiant contre les artistes du 237 ayant soutenu le parti au pouvoir la récente élection présidentielle, la casse des ambassades camerounais de Paris et Allemagne sont encore récents. A cela s’ajoute les hostilités récurrentes lors des séjours de Biya. Des attitudes intolérables selon le MODEPA . Elles nécessiteraient une intervention des autorités françaises .

Cela est l’objet du courrier joint. Il s’agit de la lettre du mouvement de patriote camerounais. Ce dernier les invite à prendre les dispositions qui s’imposent. Ils voudraient que les séjours de Paul Biya sur leur territoire soient des plus agréables. « Il donc temps que cela cesse . » Ont-ils- martelé. Avant d’ajouter : « Le président de la république ne doit plus être humilié.»

L’intégralité du courrier

Séjour officiel du Président de la république SEM Paul Biya, le MODEPA écrit au Ministre de l’intérieur français…

Le Président Général
du Mouvement de Défense de la Patrie –MODEPA

A
M. Le Ministre de l’Intérieur de la République Française

Objet : Perturbation du séjour officiel du Chef de l’Etat Camerounais

Monsieur Le Ministre de l’Intérieur,
Nous, le Mouvement de Défense de la Patrie –MODEPA, organisation patriotique camerounaise, dont le siège est au Cameroun avec des bureaux dans plusieurs pays dont la France, venons par la présente nous insurger contre les agissements barbares de certains individus regroupés autour d’une entité appelé Brigade anti sardinard-BAS dans votre pays.

Ceux-ci mènent des actions violentes contre le Président de la République, Son Excellence Paul Biya, plusieurs de nos concitoyens, artistes et autres venus dans votre pays pour des raisons diverses.
Cette situation perdure, et elle a causé déjà beaucoup de préjudices à notre pays le Cameroun, notamment la mise à sac de notre ambassade en janvier dernier ou encore la violence physique sur certains de nos compatriotes.
A l’heure où les Camerounais viennent de démontrer aux yeux du monde entier leur maturité,

, en organisant le Grand Dialogue National(GDN) inclusif, avec des lendemains pleins d’espoir et de paix, ce groupe violent aux idéaux obscurantistes tente de s’en prendre au Président de la République, Son Excellence Paul Biya, en visite officielle en France dans le cadre du Forum de Paris sur la Paix : 2e édition du 11 au 13 novembre 2019, et par conséquent saboter les espérances légitimes suscitées par les conclusions du GDN, vivement salué par la communauté internationale et le peuple camerounais dans son ensemble.

Par conséquent, nous demandons à ce que la sécurité de notre Président de la République soit parfaitement assurée et son honneur préservé.

Par ailleurs, nous tenons à souligner la présence sur le sol français de plusieurs de nos membres et sympathisants du bureau –MODEPA France et venus de plusieurs pays d’Europe pour accueillir notre Chef de l’Etat. Nous le suivrons autant que possible durant son séjour en France. Nous n’accepterons donc plus que sa sécurité soit compromise et son honneur bafoué sans rien faire. C’est pour éviter des risques d’une quelconque escalade de violence que nous vous saisissons pour que des mesures de sécurité appropriées soient prises afin que la quiétude de son séjour soit garantie.

Dans l’espoir que notre doléance sera prise en compte, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre de l’Intérieur, l’expression de notre parfaite considération.

Georges Clément MEKA
Le Président Général