Politique

René Emmanuel Sadi avertit le MRC: « aucune manifestation ne saurait être pacifique, si elle appelle à l'insurrection »

René Emmanuel Sadi avertit le MRC: « aucune manifestation ne saurait être pacifique, si elle appelle à l'insurrection »

Pour en arriver aux manifestations devant réclamer le départ de Paul Biya, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) devra braver les interdits. Car le gouvernement camerounais s’est montré ferme ce mardi. Le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi a, dans un communiqué, indiquer qu’aucune manifestation ne saurait être pacifique si elle appelle à l’insurrection.

Le MRC est prévenu. Le gouvernement du Cameroun est sur le qui-vive, depuis l’annonce faite par Kamto and co. de leur intention de tenir des manifestations qui ont pour but d’exiger le départ du président Biya. Il est notamment reproché au chef de l’État d’avoir convoqué les collèges électoraux en vue de l’élection des conseillers régionaux le 6 décembre 2020.

Un rappel à l’ordre quand on sait que le 7 septembre 2020, le ministre camerounais de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji mettait en garde ceux qui ont initié ces manifestations publiques visant à renverser le régime.

Le porte-parole du gouvernement rappelle au président du MRC, Maurice Kamto, ainsi qu’à ses militants et partisans, « qu’aucune manifestation ne saurait être considérée comme pacifique lorsque le but déclaré en est lancement d’un mouvement insurrectionnel et le renversement d’institutions républicaines démocratiquement élues ».

René Emmanuel Sadi annonce d’ores et déjà que les autorités déploieront tous les moyens pour empêcher la tenue desdites manifestations, et ajoute que les contrevenants répondront de leurs actes devant les « instances judiciaires compétentes ».

Interdiction de manifestations dans certaines régions du Cameroun

Ces deux derniers jours, les cadres du MRC ont multiplié les déclarations de manifestations publiques dans plusieurs circonscriptions du pays, ce qui a été relayé dans les réseaux sociaux. Des actes qui auraient donc poussé les autorités à prévenir une nouvelle fois. De plus, Atanga Nji a demandé à certains gouverneurs des régions d’interdire les manifestations publiques.