Politique

Paul Eric Kingue : «Je n'ai plus peur de personne et de rien dans ce pays, je suis prêt à m'exposer à la mort»

Paul Eric Kingue : «Je n'ai plus peur de personne et de rien dans ce pays, je suis prêt à m'exposer à la mort»

En focus le dimanche 12 juillet 2020 dans l’émission l’Arène diffusée sur Canal 2 international, l’actuel maire de la commune d’arrondissement de Njombé-Penja estime qu’après plusieurs années de prison, il est prêt à donner de sa vie pour une bonne cause.

Le maire de Njombé-Penja, arrondissement logé dans le département du Moungo région de littoral Cameroun est prêt à donner de sa vie pour la construction d’un pays meilleur. « A mon  premier passage en  prison, j’ai été condamné 3 fois : à vie, à 10 ans et à 6 ans. J’ai été acquitté 3 fois aussi pour faits non établis. Quand on vous condamne 3 fois à vie parce que c’est la peine capitale alors que vous n’avez rien fait, vous savez ce qui vous reste ? Vous dites : «  Seigneur c’est toi qui m’as créé. Prends en main ma vie », déclare celui-ci sur le plateau de l’émission l’Arène.

Aujourd’hui alors plus que jamais, l’homme politique se dit déterminer. « L’une des conséquences de ce qui s’est passé là c’est que ça a renforcé ma témérité. Aujourd’hui je n’ai plus peur de personne et de rien dans ce pays. C’est-à-dire que je suis prêt  à m’exposer à la mort. Cela ne me dit rien », assure l’ancien directeur de campagne de Maurice Kamto à la présidentielle d’octobre 2018 au Cameroun.

Rébellion

Au cours de l’émission, il revient aussi sur les drames familiaux qu’il endure pendant ses années de détention. Notamment,  le décès de son fils le jour de son 11ème anniversaire et la séparation avec sa femme qui choisit de divorcer pendant sa détention.

« Vous voyez ce que ça peut créer comme esprit de rébellion.  Vous voyez jusqu’où l’injustice peut aller. On se lève un matin on vous met une histoire sur votre tête, on vous prend et puis on vous accuse de  tout. 8 ans après on vient vous dire que vous n’avez rien fait. Mais entre-temps votre femme est partie, l’enfant est décédé. Vous voyez ce que ça peut créer comme esprit de rébellion. Et c’est cet esprit qui me caractérise aujourd’hui », déplore l’homme politique.