Politique

Massacre de Ngarbuh : le ministre Mbella Mbella charge les sécessionnistes et défend l'armée devant les membres du Conseil des droits de l'homme de l'ONU

Massacre de Ngarbuh : le ministre Mbella Mbella charge les sécessionnistes et défend l'armée devant les membres du Conseil des droits de l'homme de l'ONU

Des organisations internationales ont en œil le gouvernement camerounais depuis le massacre des populations civiles le 14 février 2020 à Ngarbuh dans la Région du Nord-Ouest, avec plusieurs enfants parmi les victimes. Ils soupçonnent son armée d’être l’auteur de ce massacre qui a bouleversé le monde entier.

Dans sa contre-offensive, le régime de Yaoundé ne manque aucune occasion de disculper ses forces de défense. En effet, le ministre camerounais des relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella, a profité de sa présence à Genève en Suisse à l’occasion des travaux de la 43eme session du Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies, prévus du 24 février au 20 mars 2020 pour revenir sur le sujet.

Ainsi, lors de son discours pendant la journée inaugurale, il a accusé les sécessionnistes d’être des auteurs des exactions enregistrées au Sud-Ouest et au Nord-Ouest, les deux régions de son pays en proie à une guerre de sécession. Selon le membre du gouvernement camerounais, les séparatistes utilisent régulièrement les populations civiles comme boucliers humains au mépris des droits et de la vie desdites populations. « Malgré ces agissements inacceptables, les forces de défense et de sécurité camerounaises demeurent et demeureront toujours résolument engagées et épargneront, autant que faire se peut, toute vie humaine dans la conduite professionnelle de leurs missions » a déclaré le MINREX avant de revenir sur le bilan de cinq morts dont quatre enfants le 14 février à Ngarbuh. « Certains organes ont, sans la moindre investigation, fait allégation du massacre de 22 personnes, y compris des femmes, et de 14 enfants perpétré par les forces de défense et de sécurité » a rappelé le Chef de la diplomatie camerounaise.

Il a également évoqué les luttes armées contre les séparatistes (Régions anglophones) et contre Boko haram (Région Extrême-Nord), mais également la gestion des réfugiés dans son pays.