Politique

le Fonds spécial pour la lutte contre le coronavirus pose « un problème de transparence » selon le SDF

le Fonds spécial pour la lutte contre le coronavirus pose « un problème de transparence » selon le SDF

Le parti politique dit ne pas comprendre que des contribuables signent des chèques au ministère de la Santé. Un ministère qui n’est aucunement un poste de trésor public.

Le chef de l’Etat a créé un Fonds spécial de solidarité nationale pour la lutte contre le coronavirus (Covid-19). Pour alimenter le fonds, Paul Biya a mis à la disposition du fonds une enveloppe initiale d’1 milliard FCFA.

Autre initiative, le maire de Douala 2e exige à chaque commerçant de sa commune 1000 FCFA pour lutter contre le coronavirus. Une décision conforme aux mesures prescrites par le gouvernement selon madame le maire.

Conformité dans la gestion des finances publiques

Le Social democratic front (SDF) loue ces initiatives de financement de la lutte contre le covid-19. Mais, il réclame en même temps, de la conformité dans la gestion des finances publiques.

« L’orthodoxie doit être respectée. Ça n’a pas de sens que des contribuables signent des chèques au ministère de la Santé qui n’est aucunement un poste de trésor public. Ça n’a pas également de sens que l’on puisse contraindre un commerçant dans un marché de faire une contribution quelconque, de surcroît sous menace de fermeture de sa boutique. Cela s’apparente à de l’arnaque qu’il faut combattre avec la dernière énergie ». Ecrit Jean Robert Wafo sur sa page Facebook. C’est le ministre du shadow cabinet du SDF en charge de l’information et des médias.

Les contributions doivent être volontaires

D’après le parti politique de l’opposition, l’on n’a pas à obliger les commerçants à contribuer. D’autant que les contributions sont volontaires et non obligatoires. Elles ne sont pas et sauraient être un impôt ou une taxe supplémentaire.

Pour que le Camerounais lambda apporte sa contribution, estime le parti de la balance, il faudrait que les besoins de la collectivité territoriale soient clairement évalués. Notamment en termes financiers ou de contribution en ressources humaines. « Se mettre en marge de ces fondamentaux et surtout de cette orthodoxe budgétaire requis en pareille circonstance laisser libre cours à toute forme d’interprétation négative voire nocive dont nul n’a absolument besoin en cette période… », conclut le SDF.