Politique

Diplomatie : la France surveille le Cameroun

Diplomatie : la France surveille le Cameroun

Si elle est quasiment satisfaite des mesures de sortie de crise que propose le pouvoir de Yaoundé, la France regarde d’un oeil songeur la crise sécuritaire en zone anglophone.

Au Quai d’Orsay, la carte du Cameroun est peinturlurée de rouge (région du Nord-Ouest) et d’orange (région du Sud-Ouest) depuis la présidentielle de 2018, qui a vu la victoire sans appel de Paul Biya. Ces deux régions sont formellement déconseillées aux ressortissants français «-sauf raison impérative ».

En mars dernier, la France a élargi le périmètre des zones à éviter après l’attaque de Galim, une bourgade de la région de l’Ouest, épargnée jusqu’ici pat les exactions de l’irrédentisme anglophone. Désormais, la France déconseille à ses ressortissants de séjourner dans les localités de (Ouest frontalières aux deux régions anglophones du Nord -Ouést et du Sud Ouest (Noso). En plus, l’ambassade de France au Cameroun recommande aux mêmes ressortissants la plus grande vigilance dans les principales villes de l’Ouest.

Pour Jean-Yves le Drian, le ministre français des Affaires étrangères et de (Europe, il faut éviter que la zone rouge gagne toute la région de (Ouest en mettant rapidement un terme à cette crise, qui oppose Yaoundé à des groupes indépendantistes armés. Il le faisait encore savoir la semaine dernière aux parlementaires français par vidéoconférence. Une fois encore, le Drian a remis les propositions françaises sur la table : la solution politique qui passe par un dialogue franc entre les autorités de Yaoundé et les séparatistes et l’aide de la France pour reconstruire le Noso.

Pour l’instant, Yaoundé prend son temps. Le président camerounais Paul Biya a néanmoins préconisé la solution politique en organisant un grand dialogue national à Yaoundé, il y a un an. Sauf que les principaux leaders de la sécession anglophone ont boudé ce rendez-vous. Ils demandaient entre autres un dialogue dans un pays neutre encadré par un médiateur neutre ou .même encore la libération de Sissuku Ayuk Tabe, l’un des principaux leaders de celle crise, condamné à perpétuité l’armée dernière par un juge militaire.

Jean-Yves le Drian continue toutefois de croire que la situation s’améliorer. C’est ce qui explique la nomination de Christophe Guilhou à Yaoundé. Le diplomate français, diplôme de (Institut d’études politique de Paris, connais bien le Cameroun. Dans une interview qu’il a accordé, en mois de mars au magazine Défis Actuels, Guilhou a indiqué qu’il suit le dossier « Cameroun ». au Quai d’Orsay depuis plus de 25 ans. Il a en effet commencé au ministère des Affaires étrangères en 1992 comme rédacteur pour le Cameroun.

En plus, quand ce Lillois (nord de la France) de 58 ans arrive au Cameroun en août 2019 en’ provenance de Djibouti, dans la corne de (Afrique, c’est déjà un ambassadeur expérimenté passé par (Organisation des nations unies (ONU), les cabinets de Michel Barnier ou de Philippe Douste-Blazy, deux anciens ministres des affaires étrangères… Une expérience dont a besoin la France au Cameroun en ce moment.