Politique

Décès de Me Souop : Me Emmanuel Pensy invite Jean De Dieu Momo à se taire

Décès de Me Souop : Me Emmanuel Pensy invite Jean De Dieu Momo à se taire

L’avocat Me Emmanuel Pensy demande au ministre délégué auprès du ministre de la Justice Jean De Dieu Momo, d’avoir de la retenue.

Tout comme certains confrères de Me Sylvain Souop qui se sont déjà prononcés, Me Emmanuel Pensy trouve que le président du collectif des avocats du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) est mort dans des circonstances troubles. Invité à Équinoxe TV, l’avocat a répondu Jean De Dieu Momo qui trouve qu’en demandant des clarifications sur les circonstances du décès de Me Souop, c’est politiser sa mort. Me Emmanuel Pensy, affirme que le ministre délégué auprès du ministre de la Justice se croit déjà tout permis de dire du fait de sa proximité avec le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), le parti au pouvoir. Il précise n’avoir jamais suivi qu’une personne perde la vie pour une anesthésie faite pour une fracture au bras.

«Me Momo a été ridiculisé par tout le monde sur la toile parce qu’il pense que sa coalition avec le RDPC lui donne le droit de raconter n’importe quoi sur la toile…Il devrait savoir que c’est un de nos confrères qui est mort dans des circonstances troubles. Je suis né dans une famille de médecins et je n’ai jamais vu quelqu’un mourir d’une fracture du bras après une anesthésie, jamais !!! Me Momo raconte trop des inepties ; Il parle de tout, n’importe comment et toujours trop tôt ! Il gagnerait à apprendre à se taire…», a-t-il déclaré.

Rappelons qu’après la demande de clarifications des circonstances du deuil de Me Souop faite par les membres du collectif des avocats du Mrc au cours d’une conférence de presse, Jean De Dieu Momo a fait une sortie épistolaire rendue publique sur sa page Facebook. Indiquant que c’est de la surenchère politique que ledit collectif veut faire, il a écrit «pardon arrêtez de politiser le douloureux décès d’un confrère qui faisait l’unanimité par son caractère républicain bien affirmé… Les gens racontent quoi? Quel crime? La douleur de sa mort m’a conduit à mener ma propre enquête. Notre confrère avait une fracture de l’humérus droit qui remontait au niveau de la jointure de l’épaule. Il est lui-même venu au bloc sur ses pieds après que tous les examens aient été faits. On ne pouvait pas pratiquer une anesthésie locale. A peine avait-on commencé l’anesthésie que son coeur s’est arrêté. Malgré tous les efforts pour le faire repartir, rien n’a été possible».