Politique

Coulisses : voici comment Calibri Calibro a fait pour se retrouver devant Emmanuel Manuel

Coulisses : voici comment Calibri Calibro a fait pour se retrouver devant Emmanuel Manuel

Le patron de la brigade anti sardinards explique qu’il a par le passé tenté de s’entretenir avec le président français.

Une mise en scène ou alors un fait du hasard ? C’est Calibiri Calibro qui décrit lui-même les conditions de son tête à tête avec le président français le 22 février 2020. Ce mardi, l’activiste est l’invité de radio Equinoxe, une chaîne privée émettant depuis Douala au Cameroun. Répondant au journaliste, il affirme que par le passé, il a à plusieurs reprises tenté d’approcher le président Emmanuel Macron.

Ceci, pour dénoncer la situation problématique dans les régions anglophones du Cameroun, mais également toutes les injustices, toutes les situations sociales dans notre pays. Il informe dans cette lancée, qu’il tente la manœuvre à l’Institut français des sciences et au salon de l’agriculture en 2019, mais le résultat est un échec. « J’ai essayé de peaufiner ma stratégie, je me suis servi de mes erreurs pour m’améliorer ». Explique alors ce dernier.

Brasserie

Dans la foulée, il dévoile, sa stratégie de samedi dernier. « Je pars de chez moi à 4 heures, j’arrive à la gare. Je patiente, j’emprunte alors le premier train et je me retrouve au Salon de l’agriculture. Dès que les portes sont ouvertes je m’engouffre à l’intérieur. J’ai le temps de savoir où il passe. J’ai quand même pris le temps l’année dernière de savoir où il passait. Cette année je suis aux premières loges». Clarifie l’activiste.

Par la suite, il indique la suite de son cheminement. « Je ne sais pas si les gardes m’ont pris pour un journaliste ou pour un des leurs. Ce qui est sûr c’est que j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai traversé la sécurité. Je suis allé vers les journalistes. Macron est entré dans la Brasserie et en est ressorti par une porte dérobée sur un autre couloir. J’ai compris qu’il ne revenait pas vers nous, qu’il allait tout droit. Ce n’était pas loin des journalistes. Croyez-moi si j’étais très loin des journalistes Macron n’aurait jamais prêté attention à ce que je disais. J’ai dit : « c’est l’occasion ou jamais. Je connais ma voix je sais que même si je n’ai pas de micro elle porte. Et j’ai crié Macron Biya c’est un dictateur. J’ai dit qu’il y a un génocide au Cameroun ». Conclut ce dernier.