Politique

Coronavirus : le Cameroun contaminé par sa diaspora, Marlène Emvoutou réagit

Coronavirus : le Cameroun contaminé par sa diaspora, Marlène Emvoutou réagit

La camerounaise qui vit à l’étranger, indique qu’être expatrié ne signifie pas être porteur du coronavirus.

Marlène Emvoutou fait partie des personnes qui voient d’un mauvais oeil, le fait que la diaspora soit aujourd’hui indexée, comme étant celle qui a amené le virus du Covid-19, au Cameroun. Pour marquer son désaccord avec cette idée qui a fait des « mbenguistes » des personnes non désrées au pays, elle a commis une tribune le jeudi 2 avril 2020. Dans cette tribune, elle fait savoir qu’avec la pandémie du coronavirus, eux, qui sont à l’étranger, souffrent encore plus. 

«Nous qui sommes venus en Occident chercher le meilleur pour nous et pour nos familles restées en Afrique vivons un enfer ici. Aujourd’hui, j’apprends que tous ceux qui retournent en Afrique, sont stigmatisés. Certains sont mis en quarantaine manu militari, et d’autres font l’objet de recherches judiciaires. ..Être expatrié ce n’est pas être porteur du coronavirus. Nous, expatriés sommes non seulement une force de proposition, grâce à nos diverses expériences, mais aussi un atout économique pour le développement du tourisme dans notre pays. A cet effet, Je voudrais dire aux autorités de mon pays, que le coronavirus ne connaît pas les frontières, ne fait aucune discrimination sociale ou raciale …Toutes les précautions cosmétiques qui visent à marginaliser une certaine catégorie de citoyens, ne font que renforcer le sentiment d’insécurité et d’injustice qui a pignon sur rue au sein de la diaspora. Les frontières de notre pays ne pourront pas éternellement restées fermées au risque d’asphyxier notre économie …», a écrit Marlène Emvoutou.

Loin de ne vouloir que s’offusquer par le traitement réservé aux « mbenguistes« , Marlène Emvoutou dans sa tribune, évoque aussi un certain nombre de propositions, pour barrer la voie au coronavirus. Elle parle entre autres de mettre en place des unités de dépistage dans les aéroports. Elle propose que cette mesure soit financée par une nouvelle taxe des embarquements de 30 euros (20 000 fcfa). Elle parle également de la création d’un nouveau formulaire de des embarquements aéroportuaires. Dans ce formulaire, les passagers touristes vont prendre l’engagement sur l’honneur de rester confiner dans un hôtel réservé à l’avance à leurs frais, pendant les 48 heures qui suivent leur arrivée au Cameroun dans l’attente des résultats du dépistage. Marlène Emvoutou pense également que le fonds de solidarité créé par le Chef de l’Etat doit être utilisé pour les obsèques des patients du coronavirus décédés.