Politique

Coronavirus en Afrique : voici ce que Ali Bongo veut proposer à Paul Biya

Coronavirus en Afrique : voici ce que Ali Bongo veut proposer à Paul Biya

Selon le journal panafricain Jeune Afrique, le président gabonais Ali Bongo veut suggérer à Paul Biya d’organiser un sommet de la Cemac par visio-conférence.

D’après le journal panafricain Jeune Afrique, dans les prochains jours, Paul Biya va recevoir une demande de son homologue gabonais Ali Bongo. Cette demande concerne la pandémie du coronavirus qui se répand aussi dans les pays africains. Ali Bongo le fils du défunt Omar Bongo, veut suggérer à Paul Biya, d’organiser un sommet de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (Cemac). Les frontières étant fermées du fait de la pandémie, selon Jeune Afrique, Ali Bongo souhaite que ce sommet se fasse par viso-conférence. Et il sera question de débattre sur les conséquences économiques du coronavirus, d’après Jeune Afrique. Notre confrère sur sa version en ligne indique qu’on devra parler de «la chute subséquente des prix du baril de pétrole et ralentissement général de l’activité économique des pays membres». Il va s’agir aussi, apprend-on de notre confrère, par exemple, de «décider de l’intervention ou non de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) pour soutenir les économies de leurs pays» et même «d’envisager un assouplissement de la réglementation de change» dans le contexte actuel.

Rappelons que c’est Paul Biya qui est le président en exercice de la Cemac.  Et c’est la raison pour laquelle une suggestion d’organisation d’un sommet de la Cemac en ce moment de crise sanitaire ne peut lui être qu’adressée. Seulement le Président répondra-t-il à cette demande si elle arrivait à lui être soumis comme le révèle Jeune Afrique. Surtout qu’au pays, certains opposants comme Maurice Kamto du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) ont interpellé celui-ci par rapport à la pandémie du coronavirus. Le président du Mrc pour sa part, a donné 7 jours à Paul Biya pour sortir de son mutisme et assumer ses fonctions présidentielles. Dans le cas où le Président ne réagirait pas, Kamto affirme qu’il se réserve le droit de faire constater la vacance au sommet de l’Etat.