Politique

Célestin Djamen : « Les ONG et les partis politiques sont utiles à la société mais ne sauront être confondus car n'ayant pas le même rôle à jouer »

Célestin Djamen : « Les ONG et les partis politiques sont utiles à la société mais ne sauront être confondus car n'ayant pas le même rôle à jouer »

L’ancien conseiller municipal du Social démocratic front (Sdf) multiplie des attaques contre le Mouvement pour la renaissance du Cameroun, son actuelle formation politique.

Dans un texte publié ce jeudi, Célestin Djamen se veut éducateur politique. « On n’éduque pas un peuple en lui donnant à manger, à boire ou de quoi se soigner. Le faire c’est le maintenir dans la veulerie, l’illusion et la fainéantise voire dans l’infantilisation car en votre absence ils seront perdus. Le Peuple n’est pas une oie sauvage qu’il faut gaver mais des esprits qu’il faut éduquer », explique l’homme politique dans une tribune sur son compte Facebook.

Pour ce juriste de formation, on ne change pas la vie d’un peuple dans un assistanat reptilien et mesquin, « ça se retourne toujours contre leurs auteurs », fulmine celui-ci. De l’avis de Célestin Djamen, la véritable éducation consiste à donner à  ce peuple les clefs de sa propre libération, « soutenir le contraire est une escroquerie intellectuelle », s’exclame-t-il.

Nombreuses épines

Dans on enseignement, il tacle un peu sa propre formation politique le Mrc. « Un Peuple a des droits sacrés et le rôle du politique c’est de garantir le respect de ces droits. Les ONG au même titre que les partis politiques sont utiles à la société mais ne sauront guère être confondus car n’ayant pas le même rôle à jouer. Le gardien de but n’aura jamais le même rôle que le stoppeur même s’ils concourent tous les deux à la victoire de leur équipe ».

Il pense pour finir, que la seule façon de changer le régime actuel c’est la participation aux élections. « Le détenteur d’un Pouvoir politique n’a qu’une ambition: le conserver. Et le seul moyen de le remplacer et reformer les mauvaises institutions afin de changer le destin de ses concitoyens c’est de coloniser ces institutions. Pour y parvenir il n’y a que deux voies: la violence et les urnes. J’ai choisi la voie des urnes malgré de nombreuses épines qu’elle comporte. Je laisse les naïfs à leurs rêveries et les démagogues à leurs démagogies », conclut-il.