Politique

Cameroun/Maximilienne Ngo Mbe : « le gouvernement veut avoir une mainmise sur tout »

Cameroun/Maximilienne Ngo Mbe : « le gouvernement veut avoir une mainmise sur tout »

Selon la militante des droits de l’homme, le gouvernement doit comprendre que les Camerounais ont besoin d’indépendance.

Maximilienne Ngo Mbe, la militante des droits de l’homme, était ce mardi 14 juillet 2020 invité sur les ondes d’ABK Radio. Ça fait 30 ans que la directrice exécutive du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale(Redhac) milite. Elle a été formée par  le Dr Mackit, Moukoko Priso, Henriette Ekwe, Suzanne Kalla Lobe.

Les raisons de son militantisme

« Mon militantisme vient du fait que j’ai vu mon père vivre l’injustice, en tant qu’enseignant. Il s’échinait à transmettre la connaissance alors qu’il ne gagnait que 50 000 frs de salaire et ça m’a frustré…je pense qu’on naît avec sa fibre, qu’elle soit militante, traître, roublarde, ou opportuniste. » Explique-t-elle, précisant qu’elle n’a pas peur de mourir en tant que militante des droits de l’homme.

Maximilienne Ngo Mbe regrette les exactions des droits de l’homme. Elle prend l’exemple de la Carte nationale d’identité dont l’obtention est un vrai chemin de croix. Il y a des gens qui ont fait deux ans sans CNI… c’est quoi cette blocratie?, se demande-t-elle.

La militante des droits de l’homme pense qu’il faut qu’on cesse d’humilier les Camerounais, de les influencer et de leur faire honte pour leurs droits. « Il faudrait que le gouvernement comprenne qu’on a besoin d’indépendance. On constate que le gouvernement veut avoir une mainmise sur tout », renchérit la directrice exécutive du Redhac.

Interrogée sur les originaire des ressources financières du Réseau, la militante dit n’avoir rien à cacher. Les activités du Redhac sont financées par les cotisations de ses 400 membres et plus, affirme-t-elle. « Nous fonctionnons avec des dons et pas ceux du gouvernement parce qu’il faut rester indépendant. Nous avons aussi des projets sur les libertés fondamentales que nous organisons dans le monde. Rien n’est caché au Redhac », déploie Maximilienne Ngo Mbe.