Politique

Cameroun - UPC : pourquoi Robert Bapooh Lipot s'accroche-t-il ?

Cameroun - UPC : pourquoi Robert Bapooh Lipot s'accroche-t-il ?

Malgré la décision de justice rendue par le tribunal administratif du centre à Yaoundé le 13 juillet dernier et qui le déboute de son fauteuil de secrétaire général de l’Union des Populations du Cameroun(UPC), l’ancien député ne lâche pas prise.

Robert Bapooh Lipot n’est pas prêt à accepter le verdict rendu par le tribunal administratif du centre à Yaoundé. Il se dit prêt à continuer les batailles politiques contre la faction qui a eu gain de cause, notamment celle que conduit Baleguel Nkot.

En effet, tout est parti de la requête introduite par Baleguel Nkot attaquant la décision du ministre de l’Administration Territoriale du 17 juillet 2018 et qui reconnaissant Robert Bapooh Lipot comme secrétaire général de l’UPC. La décision de justice vient donc d’être rendue et réhabilite dans ses droits, la branche que dirige Baleguel Nkot. Mais curieusement, on est bien loin d’être sorti de l’auberge dans cette affaire de leadership au sein du parti des crabes.

La témérité de Robert Bapooh Lipot

Nos sources renseignent que l’ancien député à l’Assemblée nationale, n’entend pas du tout lâcher prise dans cette affaire. Pour preuve, il recommande aux militants encore fidèles à son courant de pensée de rester sereins et mobiliser.  Accusant son adversaire de destruction de l’héritage politique laissé par feu Augustin Frédéric Kodock, Robert Bapooh Lipot signe et persiste qu’il reste incontestablement le secrétaire général de l’UPC jusqu’à la fin de son mandat qui s’achèvera en 2021. Il invite ainsi, ses détracteurs et opposants à attendre cette occasion pour le défier.

Au regard de cette témérité à s’agripper à la tête du parti historique, l’on se rend bien compte que ce dernier lance visiblement un bras de fer contre l’Etat de droit. On est bien loin d’être sorti de l’auberge au sein de cette formation politique qui n’a plus aucun siège dans les conseils municipaux et à l’Assemblée nationale. C’est la conséquence des nombreuses guerres que mènent les différents cadres du parti historique fondé par Ruben Oum Nyobé.