Politique

Bell essaie une dernière fois de justifier ses propos sur l’alternance, «c’est en croire que nous allons à l’école pour rien»

Bell essaie une dernière fois de justifier ses propos sur l’alternance, «c’est en croire que nous allons à l’école pour rien»

Joseph Antoine Bell a reçu des critiques, les unes plus acerbes que les autres pour des propos tenus au cours de l’émission Face à l’actu sur STV le 14 juin 2020, au sujet de l’alternance politique au Cameroun.

Invité de Dipita Tongo lors du programme Face à l’actu du dimanche 14 juin 2020, l’ancien gardien des buts des Lions indomptables avait déclaré entre autres, «pour vous dire comment nous sommes imprécis quand nous utilisons les mots. Lorsqu’on est passé du président Ahidjo au président Biya, il y en a qui ont considéré cela comme une alternance aussi. Ce n’était pas une alternance et l‘alternance n’est pas obligatoire», avait-il dit.

Des propos qui lui ont valu de subir la fureur de nombreuses personnalités à l’instar de Richard Bona et Célestin Djamen. L’artiste promettait de se débarrasser de son maillot tandis que le secrétaire aux droits de l’Homme du Mrc l’invitait à abandonner le débat politique pour se consacrer aux questions relatives à son domaine de prédilection qu’est football.

La dernière clarification

Dans un texte publié dans la nuit du 29 juin, le Consultant à RFI affirme, «tenter une dernière fois, de clarifier les termes du débats né de mon passage à la télévision récemment». Lisez plutôt.

C’est à croire que nous allons à l’école pour rien !

Je vais cependant tenter, une dernière fois, de clarifier les termes du débat né de mon passage à la télévision récemment.

En somme il y a deux débats autour de la question de l’alternance au Cameroun, que beaucoup confondent, de mauvaise foi ou en toute bonne foi.

Le premier de ces deux débats porte sur la norme et l’autre porte sur l’action.

Sur la norme, j’ai rappelé lors de mon passage dans cette émission ce qui est en réalité une évidence : en l’état actuel des lois en vigueur au Cameroun, l’alternance au sommet n’est pas une obligation. De plus la Constitution a enlevé la limite des mandats il y a quelques années. Ceci est donc une répétition de l’évidence. C’est pareil à la présidence de la Fecafoot. Dans les deux cas, dire que l’alternance n’est pas obligatoire ainsi que je l’ai fait c’est répéter ce que dit la norme (ou la loi) en ce moment. Je n’ai donc pas émis une opinion personnelle qui serait comparée à celle d’autres personnes.

Quant à ma présence au sein des Lions, il ne s’est jamais agit d’alternance mais de concurrence, qui offrait une alternative aux entraîneurs.

Pour rester dans le foot qui nous donne une bonne leçon de choses, quand deux équipes arrivent au terme d’un match de coupe sans avoir pu se départager, le vainqueur sera désigné grâce à une séance de tirs aux buts pendant laquelle l’alternance est obligatoire pour le passage dans les buts et entre les tireurs des deux équipes.

À propos du second débat, relatif à l’action, certains disent il faut que l’alternance ait lieu au sommet de l’Etat au Cameroun. Ceci est une question qui ne m’a pas été posée et à laquelle je n’ai évidemment pas eu à répondre.