Politique

Appel à l'insurrection de Maurice Kamto : « il faudra que l'Etat agisse »

Appel à l'insurrection de Maurice Kamto : « il faudra que l'Etat agisse »

Nguendia François Aurélien, Diplômé de l’IRIC/IRMIC, Chercheur indépendant

« Au cours d’un point de presse tenu le 24 Août 2020, le leader du fi Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), parti » porte flambeau du processus insurrectionnel au Cameroun, annonçait son idée

politique – la seule d’ailleurs que son Partipolitique ait développé depuis sa création-faire partir celui-là même qui lui a donné la possibilité de se faire connaître. C’est-à-dire, le Président officiellement élu avec un score de plus de 70%, reconnu par la communauté nationale et internationale et surtout, par toutes les divinités africaines. Pourrait-on qualifier cela de menace ? Que non ! Pour quelqu’un qui n’a aucune assise électorale, aucun Conseiller Municipal, aucun Maire, aucun Député et dont la logique insurrectionnelle et la non-maîtrise des enjeux politiques conjoncturels ont fait de son parti, moins qu’un « Petit Parti Politique », un regroupement d’individus aux intérêts égoïstes.

En outre, ce regroupement dont l’existence reste essentiellement virtuelle, qui, pour une fois dans son existence politique a fait preuve de lucidité politique- ne peut lui-même pas participer à un projet électoral-ne saurait interdire, mieux, ne saurait appeler le peuple pour qui il ne fait déjà rien, à remettre en cause, mieux à cesser d’être citoyen et donc à exister.

De toute évidence, face à un tel aveu d’irresponsabilité, l’Etat camerounais, qui est un Etat de droit, démocratique et surtout un Etat respectant les libertés des uns et des autres, surtout, quand celles-ci ne portent pas atteinte aux libertés des autres, prendra ses responsabilités pour éviter la diffusion des idées virales et nauséabondes dans un contexte où l’opinion ne pense pas. Et ce sera justice pour ceux qui travaillent au jour le jour pour bâtir cette Nation sous le regard admirateur des vautours parachutés en politique par un concours de circonstance.

De toute façon, il faudra que l’Etat agisse, surtout que le groupement suscité joue son va-tout. Une élection régionale qui pourrait avoir lieu alors que Monsieur Kamto et les siens qui ont trouvé une astuce forte de vivre de la politique sans faire la politique à travers l’opération « Cameroon Survival », continuent de trahir les quelques sympathisants qu’ils ont en les endormant sous le fallacieux principe du « je ne vous trahirai point », confirmera à coup sûr la mort politique définitive du MRC au moins pour les cinq prochaines années.

Au demeurant, il conviendrait de dire que le gouvernement ne saurait craindre le MRC. Mais l’opinion est généralement à la recherche des « scoops » – vous comprendrez pourquoi le Professeur Kamto est devenu un champion des réseaux sociaux, car, là-bas, tout le monde a droit à la parole pour peu qu’il ait une connexion internet de 100 francs CFA. De toute évidence, on saura qu’il y a panique le jour où une marche contre le pouvoir de Monsieur Kamto sera organisée par les autorités publiques dans les villes de Yaoundé. Le pouvoir s’amuse avec le Professeur Kamto, sur son terrain-Facebook ».