Politique

Alice Sadio/Fonds de solidarité du coronavirus : «un peuple sous-salarié va cotiser combien et en combien de temps ?»

Alice Sadio/Fonds de solidarité du coronavirus : «un peuple sous-salarié va cotiser combien et en combien de temps ?»

L’ancienne présidente de l’Alliance des forces progressistes Alice Sadio, pense qu’il n’est pas juste de demander au peuple, qui est sous-salarié, qui connait la précarité de participer au fonds de solidarité créée par Paul Biya, dans le cadre de la lutte contre la pandémie du Coronavirus.

Le Président de République Paul Biya a décidé de mettre en place un fonds de solidarité devant servir dans la lutte contre la pandémie du coronavirus, au Cameroun. La prise en charge des patients coutant excessivement chère aux pouvoirs publics et les dépenses liées à cette pandémie n’étant pas des moindres, Paul Biya a créé ce fonds de solidarité, qui doit être approvisionné par toutes les âmes de bonne volonté. Dans un communiqué rendu public hier 31 mars 2020, le Premier ministre Joseph Dion Ngute a annoncé que le Chef de l’Etat a instruit que ledit fonds soit approvisionné à hauteur d’1 milliard de Fcfa.

L’ancienne présidente nationale de l’Alliance des forces progressistes Alice Sadio voit d’un mauvais oeil, le fait qu’il soit demandé au peuple de participer pour le fonds de solidarité alors que, celui-ci nécessite un certain accompagnement, pour pouvoir respecter les mesures prescrites par le gouvernement pour barrer la voie au coronavirus.

Retrouvez ci-dessous sa tribune dans son intégralité

Les confinés cotisent comment ?
En Italie, l’église catholique a lancé un programme de distribution des chèques aux populations les plus nécessiteuses avec mention : « ne retournez pas cet argent à l’église, utilisez le là où vous avez le plus besoin ».

Aux USA, en France, En Espagne, en Chine, etc. Les gouvernants prennent des mesures d’accompagnement financière de leurs populations. On parle là des pays dont l’excellent système de sécurité sociale fait déjà pâlir les jeunes africains qui ne rêvent que d’y aller par tous les moyens. Ici, en pleine pandémie, on demande à un peuple à qui on a par ailleurs tout refusé de cotiser ? Cotiser comment ?
Un peuple sous-salarié, censé être confiné, qui vit dans la précarité et la débrouillardise, qui n’a ni épargne ni compte bancaire pour la plupart, etc. va cotiser combien et en combien de temps ?

Alors que la lutte contre le virus est une course contre la montre ? C’est la blague?

Pardon. Tout le monde sait que vous, nos chers prévaricateurs avez saigné le Trésor public à blanc. Donc, Pardon déposez vite l’argent par terre pour que nos médecins et chercheurs puissent travailler en synergie avec nos naturopathes pour nous sauver du pire.

Allez prendre là où on sait que vous gardez souvent là, vous venez avec par pitié. Pardon. Premières mesures d’urgence: Gratuité de la prise en charge des « Coroposotifs » plus la fabrication au niveau continental du sirop de chloroquine bio plus la production et distribution des masques et gels désinfectants dans les quartiers pauvres, les marchés populaires et les prisons.

Pardon arrêtez la sorcellerie. Pardon seulement. Je dis Pardon ! Dieux de nos ancêtres, Veillez Sur l’Afrique.