Politique

Affaire Mamadou Mota et Mancho Bbc : La Cour d'appel du Centre renvoie l'audience au 27 janvier 2020

Affaire Mamadou Mota et Mancho Bbc : La Cour d'appel du Centre renvoie l'audience au 27 janvier 2020

Face à la Cour d’appel de la région du Centre lundi 13 janvier, le premier vice-président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) Mamadou Mota et certains détenus de la crise anglophone tels que Mancho Bbc, Ngalim Felix ou encore Pen Terence, ont vu leur audience renvoyée au 27 janvier prochain. Il leur est reproché d’avoir organisé une rébellion en groupe.

C’est après les réquisitions du ministère public sur la demande de mise en liberté provisoire formulée depuis décembre 2019 par les avocats des accusés, que l’audience a été renvoyée à cette date. La cour d’appel du Centre va délibérer à la fin du mois sur cette demande de mise en liberté provisoire.

Des emprisonnements suite à la mutinerie de Kondengui

Plus en détail, Mamadou Mota et Mancho Bbc ont été condamnés à deux ans d’emprisonnement ferme par le tribunal de première instance d’Ekounou, pour rébellion en groupe, tandis que d’autres accusés ont écopé de trois ans de prison. Ce verdict a été prononcé le 9 septembre 2019, après deux mois d’audience. Cette sentence contre le premier vice-président du MRC et les autres a été prise dans le cadre de la mutinerie, survenue le 22 juillet 2019 à la prison centrale de Kondengui. Ce mouvement de trouble à l’origine de cette condamnation de ces personnes est né à la suite de la colère de certains détenus anglophones. Après la décision rendue par le tribunal de première instance d’Ekounou, les avocats de Mamadou Mota, Mancho Bbc et coaccusés ont interjeté appel.

Rappelons que Mamadou Mota se trouve encore en prison à cause de cette condamnation prononcée en septembre 2019, raison pour laquelle il n’a pas bénéficié de l’arrêt des poursuites décidé en octobre dernier. Cette mesure prise au lendemain de la tenue du Grand dialogue national a concerné une bonne partie des militants du MRC qui étaient détenus dans le cadre des marches blanches organisées par le parti pour contester les résultats de la présidentielle d’octobre 2018.