Politique

Abdelaziz Mounde : « Patrice Nganang, Kamto n'a rien à te payer »

Abdelaziz Mounde : « Patrice Nganang, Kamto n'a rien à te payer »

Panafricaniste et écrivain, ce dernier vient de publier une tribune sur son compte Facebook où il tacle sévèrement l’enseignant installé aux Etats-Unis.

Patrice Nganang, ne cache pas son mépris contre Maurice Kamto, le président du Mrc. Le désamour entre les deux hommes remonte à l’aube de la tournée hexagonale de l’ancien candidat malheureux à la présidentielle d’octobre 2018. Patrice Nganang demande à Kamto de le payer pour tout le travail accompli pour lui. Idée que ne partage pas le militant panaficaniste basé en France Abdelaziz Mounde.

Dans une publication sur son compte Facebook, il estime que Nganang n’a pas le droit de procéder ainsi. « Tu as payé la facture d’électricité, de téléphone, de métro ou les frais de qui, quand tout ce monde s’est mobilisé pour exiger, à juste titre, ta libération ? Ton salaire mérité de professeur a-t-il été redistribué à ces citoyens et personnes de bonne volonté à travers le monde ? ».

La sébile du Nkap

Pour soutenir son argument, il cite des exemples comme l’Afrique du Sud. Pour lui, ceux qui se rassemblaient à Soweto en mémoire « de Winnie Mandela étaient des milliers, des Sud-Africains fiers, de montrer chacun ses cicatrices, conséquences des balles et charges de la police raciste de Pretoria. Il les décrit, se levant comme un seul homme pour défendre Nelson, Winnie et tous les prisonniers de l’Apartheid. Sans rien réclamer. Sans effets de manche. Sans coups de sang tous les deux jours. Sans le Mbvoum de nous, Camerounais ! »,

« Maurice Kamto n’a donc rien à te payer ! Rien ! Même pas hap…!!!! Quand tu te lèves pour une cause, comme nous le faisons tels nos aînés des années 50 de l’Upc, nos martyrs et héros anticoloniaux, on ne tend pas la sébile du Nkap ! On n’attend pas de se fâcher avec ses amis d’hier, qu’on a défendus au point de contribuer à instiller, par de fantasmagoriques théories sur les Bulu et des propos d’infatué sur des ethnies au Cameroun », conclut celui-ci.