Politique

« le gré à gré ne passera pas » - Christopher Fomunyoh

« le gré à gré ne passera pas » - Christopher Fomunyoh

Le camerounais  vivant aux Etats-Unis s’indigne du fait,  qu’une telle  pensée germe dans l’opinion. « Il faut ne pas jouir de toutes ses facultés mentales pour oser imaginer que la majorité des 25 millions de Camerounais se laisserait imposer ses dirigeants » déplore-t-il.

Depuis quelques jours au Cameroun, notamment avec la session de juin en cours  au Parlement, le débat sur la transmission d’un pouvoir de gré à gré à Etoudi, revient au-devant de la scène. Dans un discours en direct sur Facebook, Maurice Kamto appelait ses partisans à se tenir prêt pour contrer toute manœuvre de modification de la constitution et la transmission du pouvoir à un successeur choisi par le vieux lion. Interrogé sur la question, Christopher Fomunyoh, se veut transigeant.

« Que les gens impliqués dans toute sorte de conspiration se détrompent: le gré à gré ne passera pas au Cameroun. A moins de vivre sur une autre planète, force est de reconnaître que le pays vit déjà de multiples crises, y compris une forte crise de confiance dans la classe octogénaire qui nous gouverne » explique à Mutations, le Directeur pour l’Afrique du national Democratic Institute for International affairs (Ndi).

Fame Ndongo

Dans l’interview,  il se dit très remonté contre une telle manœuvre. « Il faut ne pas jouir de toutes ses facultés mentales pour oser imaginer que la majorité des 25 millions de Camerounais se laisserait imposer ses dirigeants, encore moins à l’avantage de ceux qui ont mis le pays par terre », déplore-t-il. Dans un entretien  à Radio France Internationale (Rfi) la semaine dernière, Fame Ndongo, un cadre du Rdpc estime que le gré à gré est une vue de l’esprit.

A lire attentivement Christopher Fomunyoh,  notre pays est aujourd’hui dans un bourbier. « Ça se voit que le Cameroun d’aujourd’hui est l’ombre de lui-même, et donc les principaux concernés ont le devoir et l’obligation de démultiplier les crises au lieu d’allumer d’autres foyers de tensions. On dirait que certains n’ont rien retenu de la crise qui nous secoue depuis quatre ans », conclut ce dernier.