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Togo: une élection présidentielle sans suspens

Togo: une élection présidentielle sans suspens

Sept candidats se présentent devant les Togolais, samedi 22 février. Le président sortant, Faure Gnassingbé, n’est pas près de quitter le palais présidentiel que sa famille occupe depuis 1967. L’élection survient après une révision constitutionnelle contestée par l’opposition et adoptée en 2019 par le parlement.

Faure Gnassingbé, dont la famille est à la tête de ce pays d’Afrique de l’Ouest depuis 53 ans, ne devrait pas rencontrer d’obstacle majeur à sa réélection, après avoir déjà remporté trois scrutins contestés, en 2005, 2010 et 2015. Il affronte six autres candidats, dont le leader historique de l’opposition Jean-Pierre Fabre, de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) et l’ancien Premier ministre Agbéyomé Kodjo, qui pourrait faire figure d’outsider malgré son profil d’homme du sérail.

À l’AFP et au journal Le Monde venu interroger le président Togolais depuis le palais présidentiel de Lomé, il s’est dit « serein et confiant » de l’emporter dès le premier tour. Un objectif facilement atteignable, tant le président s’est efforcé ces dernières années de tout mettre en œuvre pour y parvenir.

Si le bilan économique et sécuritaire joue en sa faveur, le Togo reste à ce jour épargné par les violences en cours en Afrique de l’Ouest, c’est d’abord sur le plan politique que Faure Gnassingbé est gagnant. La révision de la Constitution, adoptée en mai 2019 sans consultation référendaire, lui a permis de se représenter une nouvelle fois. Et même de réitérer en 2025, les mandats passés et en cours n’étant pas pris en compte. Une décision qui a sapé tout espoir de l’opposition de voir le chef d’État se retirer de la vie politique.