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Soudan : l'ancien président de l'Assemblée nationale arrêté

Soudan : l'ancien président de l'Assemblée nationale arrêté

La police soudanaise a arrêté dimanche, un ancien président du parlement, Ibrahim Ahmed Omar, un éminent responsable islamiste, a rapporté l’agence Sudan Tribune.

Des sources de sécurité à Khartoum ont déclaré qu’il avait été arrêté à la suite de sa participation à une manifestation organisée par des groupes islamistes, vendredi pour protester contre les modifications juridiques récemment apportées par le gouvernement de transition. Omer fait face à des accusations criminelles en vertu des articles (13) et (14) de la loi du Comité de retrait de l’autonomisation, et des affaires liées à la corruption et à l’exploitation d’influence. « L’ancien président du parlement a violé la loi de dissolution du Parti du Congrès national, qui l’empêche de s’engager dans une activité politique en tant que membre du parti (interdit) », a indiqué la source citée par ST. La police soudanaise a également arrêté samedi cinq étrangers, en raison de leur participation aux manifestations qui ont eu lieu vendredi dans la capitale, Khartoum.

Parmi eux, Mahmoud Suleiman Al-Hasanat, un Palestinien de Gaza prédicateur et imam de la mosquée Sheikh Mohamed Abdel Karim de la 60e rue à Khartoum. Aussi, un Indonésien et deux Yéménites. Vendredi dernier, les islamistes soudanais ont manifesté à Khartoum, après la prière hebdomadaire, pour la deuxième semaine, pour protester contre les nouveaux amendements constitutionnels qui «violaient les traditions islamiques». Le 9 juillet, le gouvernement soudanais a finalement approuvé des amendements à certains articles du Code pénal, y compris l’octroi aux non-musulmans le droit de fabriquer et de boire de l’alcool. Les amendements ont également aboli un article sur l’apostasie, selon lequel l’abandon de la religion islamique est condamné à mort.